Gérard Delacour

Perversité
chanson

 

 

 

 

 

 

Petite voix d’enfant, voix mâle du rapteur,

 

 

A chaqu’fois que l’écran emprisonn’nos regards

 

 

Et feu, feu, bruit, course, et les enfants qui meurent,

 

 

Des vieux les massacrent, sont envieux, sont hagards.

 

 

(refrain 1)

 

 

Sale maison de partout, au dégueuli crème,

 

 

Chaque fois le chauffeur, ivre, s’arrête au coin

 

 

Silence, attente, rien, défoncé, rieur, blême

 

 

Vide du scénario claquent, le décor tombe.

 

 

(refrain 2)

 

 

Fillette, jeune fille, jeune femme

 

 

Qu’on me les montre vraiment, qu’on me blesse

 

 

Et que je sois vibré d’un frisson immense et chaud

 

 

Et que j’en redemande, ça repasse, ça revient, je revois.

 

 

(refrain 1)

 

 

Pendu à la clôture, défoncée dans la cave,

 

 

Eclaté sur le tapis, toute violette sur le lit,

 

 

Tranché en vidéo, jetée au fossé,

 

 

Je revois, je repense, je vois, c’est moi.

 

 

(refrain 2)

 

 

L’écran est noir.

 

 

Et je sais que pénètrer dans cette prison d’images

 

 

C’est voir en cet instant, tout de suite, maintenant, toujours

 

 

Un viol, un pistolet, une salve, une tête, un œil, le sang,

 

 

Et un sein, une cuisse, un pied, et la chair que j’attends.

 

 

(refrain 1)

 

 

 

 

 

 

Refrain 1                           Violence qui n’entre plus

 

 

                                        Je suis dans mon abri

 

 

                                        Priant que les humains dehors

 

 

                                        Fassent comme moi

 

 

 

 

Refrain 2                           C’est « no pasaran »

 

 

                                        Qui est revenu,

 

 

                                        Attention à ceux

 

 

                                        Qui veulent nous tirer dans l’cul !

 

                © Gérard Delacour

 

 

Ven 11 nov 2005 Aucun commentaire