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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 09:51

Les opéras de province au banc d'essai

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Par Christian Merlin Publié le 09/10/2012 à 06:00 Réactions (5)
<i>Le Rossignol</i> de Stravinsky, dirigé par Kazushi Ono et mis en scène par Robert Lepage à l'Opéra de Lyon.
Le Rossignol de Stravinsky, dirigé par Kazushi Ono et mis en scène par Robert Lepage à l'Opéra de Lyon. Crédits photo : Stofleth
 

Alors que s'ouvre la saison, Le Figaro dresse un palmarès des théâtres lyriques en région.

L'Allemagne compte 80 théâtres d'opéra, tous dotés d'un orchestre, d'un chœur et d'une troupe permanents, pour un total d'environ 38.000 emplois. La Réunion des opéras de France regroupe une vingtaine de membres, représentant environ 6400 emplois. S'ils ont accueilli 2,2 millions de spectateurs en 2010, l'opéra n'a pas en France le même ancrage culturel qu'outre-Rhin.

Le maillage du territoire est réel, mais fragile. En région, villes, communautés d'agglomération, départements et régions y contribuent plus largement que l'État, qui consacre environ 100 millions d'euros au seul Opéra de Paris et 200 millions aux treize opéras qu'il soutient en région. Sa contribution est néanmoins nécessaire, afin d'améliorer l'artistique une fois réglés les frais généraux. Car l'opéra coûte cher: orchestre, chœur, chanteurs, décors, costumes sont des coûts incompressibles à moins de rogner sur la qualité.

Les directeurs d'opéra en province sont obligés de faire des miracles avec des moyens aussi insuffisants qu'hétérogènes: comment comparer Lyon avec ses 34 millions d'euros de budget et Rennes avec ses 3,5 millions? Ce n'est plus le même métier… Globalement, les subventions représentent 81 % du budget des opéras de province.

Une identité propre

Pour sillonner la France lyrique toute l'année, on peut témoigner qu'ils y parviennent régulièrement: combien de fois, dans nos critiques, n'avons-nous souligné que telle représentation à Strasbourg, Bordeaux, Nancy ou Nantes nous avait séduits davantage qu'à Paris, victoire de David contre Goliath. Sans parler de Lyon qui dame régulièrement le pion à la capitale par son audace et son inventivité. Mais ce n'est pas une raison.

Diriger un théâtre lyrique est devenu difficile: réduire le nombre de productions ou multiplier les opéras de chambre devient monnaie courante, même si l'on peut faire de nécessité vertu et réaliser de grandes choses avec de petits formats. La facilité des transports rend la concurrence rude. Un habitant de Lille est à une heure de Paris ou Bruxelles, il peut comparer: il faut alors défendre la spécificité d'un projet et ne pas chercher à singer la Scala et le Met, dont on peut voir les productions en DVD ou au cinéma.

À part l'Opéra de Lyon, qui a son propre orchestre, la plupart engagent celui de leur ville pour chaque production, ce qui pose parfois d'inextricables problèmes de planning. L'Orchestre national de Lille ne participe qu'à une production par an à l'Opéra de Lille, qui a développé du coup des partenariats fructueux avec des ensembles en résidence. Quant à la forêt vierge des statuts, elle n'aide pas à y voir clair: association loi 1901 (souple mais fourre-tout), régie municipale (obsolète en terme de gouvernance), établissement public de coopération culturelle (EPCC, plus autonome, il y en a trop).

Accordé par le ministère de la Culture à Lyon, Strasbourg, Bordeaux, Montpellier et Nancy, le label «Opéra national» est la reconnaissance d'un travail d'excellence, avec cahier des charges à respecter en matière de création et de promotion de la relève. L'avenir est à la mutualisation des coûts par les coproductions, certains souhaitent même fusionner des théâtres géographiquement proches, mais gare à l'appauvrissement si l'on voit la même chose partout: un Opéra doit avoir son identité.  Autre impératif: l'action culturelle, pour gagner de nouveaux publics. Nancy l'a fait, au contraire du voisin de Metz, on le sent en termes de dynamisme. Ne prenons pas le risque de défaire un tissu patiemment construit, et de faire mourir un patrimoine de moins en moins prioritaire aux yeux de décideurs qui le considèrent comme élitiste, alors que l'opéra a toujours eu en France un fort enracinement populaire.


Le trio de l'excellence

Association loi 1901.  Budget: 34,6 millions d'euros (M€). Orchestre: 62 musiciens.  Chœur: 32 choristes.  Ballet: 22 danseurs.  Ateliers de décors et costumes.

La première scène française après ­Paris, par l'intelligence d'une programmation audacieuse et variée: des metteurs en scène parmi les plus inventifs du moment, un chef virtuose (Kazushi Ono), des créations aussi soignées que le répertoire: coup de chapeau au directeur Serge Dorny. Seules les distributions ne sont pas toujours convaincantes.

Le choix du Figaro: création  de Claude de Thierry Escaich,  sur un livret de Robert Badinter, dirigé par Jérémie Rhorer et mis en scène  par Olivier Py  (27 mars - 14 avril).  www.opera-lyon.com

Syndicat intercommunal.  Budget: 20,9 M€. Pas d'orchestre permanent. Chœur: 40 choristes. Ballet: 33 danseurs. Ateliers de décors et costumes.

Créé il y a quarante ans sous la forme pionnière d'un syndicat mixte (réunissant Strasbourg, Mulhouse et Colmar), l'Opéra du Rhin est situé dans une région où la musique est prioritaire. Un Ring de toute beauté signé David McVicar, des Janacek immortels, le dynamisme des Jeunes voix du Rhin en font une plaque tournante de l'art lyrique en France et en Europe. Là encore, les voix ne sont pas toujours homogènes.

Le choix du Figaro: La Petite Renarde rusée de Janacek, mise en scène par Robert Carsen (8 février - 3 mars). www.operanationaldurhin.eu

Syndicat intercommunal.  Budget: 20,9 M€. Pas d'orchestre permament. Chœur: 40 choristes.  Ballet: 33 danseurs.  Ateliers de décors et costumes.

Pas facile de succéder à Nicolas Joel, qui avait fait du Capitole le premier opéra de France après Paris. Aujourd'hui, l'orchestre et son chef Tugan Sokhiev ont davantage le vent en poupe que l'opéra dont la programmation est plus économe. Mais si l'on peut encore voir des spectacles fastueux (Rienzi de Wagner, jusqu'au 14 octobre), on tente aussi d'y sortir des sentiers battus, ce qui pourrait redonner un profil à ce théâtre séculaire.

Le choix du Figaro: Written on Skin de George Benjamin, du Festival d'Aix (23- 30 novembre). www.theatre-du-capitole.org

 

Les bons élèves

Régie personnalisée. Budget: 29,3 M€. Orchestre: 106 musiciens.  Chœur: 36 choristes.  Ballet: 40 danseurs.  Ateliers de décors et costumes.

En étant à la fois directeur de l'Opéra et de l'Orchestre, Thierry Fouquet peut réaliser une synergie exemplaire. Le nombre de nouvelles productions a diminué comme partout. Si l'on peut parfois discuter les choix de metteurs en scène, l'orchestre est de qualité et les distributions toujours passionnantes.

Le choix du Figaro : Dialogues des Carmélites de Poulenc, première mise en scène de Mireille Delunsch (8 - 16 février). www.opera-bordeaux.com

 

Régie personnalisée. Budget: 15 M€. Orchestre: 66 musiciens.  Chœur: 30 choristes.  Ateliers de décors et costumes.

Sur la merveilleuse place Stanislas, l'Opéra de Nancy bénéficie du talent de son directeur, Laurent Spielmann. Il n'a pas son pareil pour proposer avec des moyens limités une programmation astucieuse, équilibrant redécouverte de chefs-d'œuvre oubliés, créations et grand répertoire dans des lectures originales ou avec des chanteurs qui s'y essaient pour la première fois. Un modèle du genre. 

Le choix du Figaro : Artaserse de Vinci  avec Philippe Jaroussky (2 - 10 novembre). www.opera-national-lorraine.fr

 

Peuvent mieux faire

Association 1901. Budget: 24,1 M€. Orchestre: 95 musiciens.  Chœur: 32 choristes.  Ateliers de décors et costumes.

Un des plus formidables outils lyriques du pays: un orchestre de niveau national, deux scènes (l'ultramoderne Corum et le charmant Opéra-Comédie). Mais l'atmosphère y est délétère depuis que 82 % du personnel ont voté la défiance envers le directeur, Jean-Paul Scarpitta, dont quelques «coups» semblent cacher une absence de vision et de gouvernance.

Le choix du Figaro: Poppea e Nerone de Monteverdi et Boesmans, mis en scène par Warlikowski (15 - 19 mai). www.opera-montpellier.com

Régie municipale directe. Budget: N. C. Orchestre: 98 musiciens.  Chœur: 40 choristes. Ballet: 26 danseurs. Ateliers de décors et costumes.

L'amateurisme d'une gestion municipale obsolète est en train de faire retomber l'Opéra de Nice dans la médiocrité, après une brève tentative pour en refaire ce qu'il n'aurait jamais dû cesser d'être: une des premières scènes du pays, forte d'une histoire lyrique prestigieuse.

Le choix du Figaro: Pelléas et Mélisande avec Sandrine Piau (15 - 19 janvier). www.opera-nice.org

Régie municipale directe.  Budget: 16 M€.  Orchestre: 84 musiciens.  Chœur: 35 choristes.  Ateliers de décors et costumes.

Capitale européenne de la culture 2013, Marseille semble décidée à retrouver un rang qu'elle avait un peu perdu dans le paysage lyrique. Enfin un directeur musical expérimenté (Lawrence Foster) pour un orchestre désaffecté, Roberto Alagna dans son premier Énée des Troyens, des chanteurs français peu présents ailleurs. Le signal de la renaissance? Trop tôt pour le dire, mais acceptons-en l'augure.

Le choix du Figaro: Les Troyens,  version de concert avec Roberto Alagna (12 et 15 juillet). http://opera.marseille.fr

Régie municipale autonome.  Budget: N. C. Orchestre: 43 musiciens.  Chœur: 20 choristes.  Ballet: 14 danseurs. Atelier de costumes.

Dans une ville très attachée au chant lyrique, Raymond Duffaut doit souffrir de ne pouvoir proposer plus de productions. Des chanteurs vedettes, comme Patrizia Ciofi, restent fidèles. Mais l'orchestre était encore menacé il n'y a pas si longtemps. L'édifice semble encore fragile.

Le choix du Figaro: La Traviata avec Patrizia Ciofi  (25 novembre - 1er décembre). www.operatheatredavignon.fr

EPCC. Budget: 12,2 M€.  Orchestre: 39 musiciens

Le Théâtre des Arts a fait, voilà vingt ans, des révisions déchirantes dont il ne s'est jamais remis, après l'époque où il accueillait des distributions wagnériennes dignes de Bayreuth.Bravo aux partenariats fructueux avec le Poème harmonique ou le Chœur Accentus, mais pas toujours facile de repérer une identité.

Le choix du Figaro: création d'un opéra de Michel Fougon sur Lolo Ferrari  (8 - 12 mars). www.operaderouen.fr

Régie communautaire.  Budget hors personnel: 3 M€ (uniquement agglomération).  Chœur: 24 choristes. Ballet: 14 danseurs. Ateliers de décors et costumes.

À côté de Nancy qui a obtenu le label «Opéra national», Metz végète depuis quelques années, malgré des découvertes intéressantes en termes de répertoire. Paul-Émile Fourny saura-t-il lui éviter la fusion avec Nancy?

Le choix du Figaro: La Traviata avec Nathalie Manfrino (14 - 20 juin). www.opera.metzmetropole.fr

Régie municipale directe.  Budget: 8,80 M€.  Orchestre: 40 musiciens.  Chœur: 40 choristes.  Ateliers de décors et costumes.

Encore un exemple d'inadéquation du statut de régie, qui met le directeur sous la coupe de la mairie. Deux ont déclaré forfait coup sur coup. D'autant plus dommage que le chef d'orchestre, Laurent Campellone, fait des merveilles.

Le choix du Figaro: Le Mage de Massenet (9 et 11 novembre).  

www.opera-theatre.saint-etienne.fr

Ils font des miracles

Syndicat mixte.  Budget: 9,40 M€.  Chœur: 32 choristes.  Ateliers de décors et costumes.

Philippe Godefroid avait commencé à faire de Nantes un haut lieu de l'innovation, Jean-Paul Davois a profité de la fusion avec Angers pour proposer des projets que l'on ne voit pas ailleurs, à commencer par les mises en scène de Patrice Caurier et Moshe ­Leiser ou le Tristan légendaire d'Olivier Py. Chapeau!

Le choix du Figaro : Le Chapeau de paille d'Italie de Nino Rota  (25 novembre - 20 décembre).  www.angers-nantes-opera.com

EPCC. Budget: 11,60 M€.  Chœur non permanent: 30 choristes.  Ateliers de décors et costumes.

En l'absence de compagnie permanente, Caroline Sonrier a eu l'intelligence de fédérer des ensembles devenus incontournables pour le public: Concert d'Astrée d'Emmanuelle Haïm pour le baroque, Ictus pour le contemporain. Elle a fait connaître le metteur en scène Jean-François Sivadier, aujourd'hui demandé à Aix et Vienne.

Le choix du Figaro : Médée de Charpentier par Emmanuelle Haïm (6 - 15 novembre). www.opera-lille.fr

Régie personnalisée-Epic.  Budget: 10,80 M€. Chœur: 24 choristes. Atelier de décor.

Synergie entre le Grand Théâtre et l'Auditorium symphonique (l'un des meilleurs de France), statut juridique revu, artistes en résidence, thème fédérateur pour la saison: le nombre de spectateurs payants de 40.000 à 70.000. Et un Ringprévu pour 2013, rêve un peu fou du directeur Laurent Joyeux! Respect.

Le choix du Figaro : Ariane et Barbe-Bleuede Dukas (7 - 11 décembre). www.opera-dijon.fr

Régie municipale autonome.  Budget: 6,40 M€. Orchestre  semi-permanent: 20 à 90 musiciens.  Ateliers de décors et costumes.

Ici le directeur est aussi le chef d'orchestre. Jean-Yves Ossonce, fou d'opéra, fait corps avec la maison qu'il dirige. Avec une misère, il maintient l'ambition artistique et confronte son orchestre aux œuvres les plus difficiles avec exigence et intégrité.

Le choix du Figaro : Roméo et Juliette avec les fleurons du chant français  (25 - 29 janvier). www.operadetours.fr

EPCC. Budget: 12 M€. Orchestre: 31 musiciens. Chœur: 27 choristes. Ballet: 16 danseurs. Ateliers de décors et costumes.

Un opéra tombé en déshérence peut renaître avec un dynamisme permettant de redécouvrir des raretés (Street Scene de Kurt Weill) et de rendre justice sans rougir aux grands titres (Lohengrin, Faust).

Le choix du Figaro : Dialogues des Carmélites(27 janvier - 1er février).  www.operadetoulon.fr

Régie municipale directe.  Budget: 3,50 M€.  Chœur semi-permanent.  Ateliers de costumes.

Avec son budget de misère, Alain Surrans fait ce qu'il peut et il le fait le mieux possible, donnant même la première française de l'édition originale de Jenufa de Janacek ou le rare Vampire de Marschner!

Le choix du Figaro : La Walkyrie en version de concert (7 - 13 février). 

www.opera-rennes.fr

SARL avec délégation de service public. Budget: 4 M€. Atelier de couture.

Salle moderne insérée dans un complexe culturel, c'est le seul opéra en banlieue parisienne. Cela lui confère une mission non seulement culturelle mais sociale.

Le choix du Figaro : Nabucco (18 - 22 avril). www.opera-massy.com

LIRE AUSSI:

» Stéphane Lissner, directeur délégué de l'Opéra de Paris 

Par Christian Merlin
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