Partager l'article ! La belle sauvage et bête humaine: Alban Berg La bête sauvage et belle humaine* LULU, opér ...
| Février 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | ||||||||
|
||||||||||
Alban Berg
La bête sauvage et belle humaine*
LULU, opéra d’Alban Berg (1937)
«A travers ta robe je sens ton corps comme une musique. – Ces chevilles, c’est un Grazioso ; ce ronflement adorable : un Cantabile ; ces
genoux : un Misterioso ; et le puissant Andante de la volupté (..) Je chanterai tes louanges jusqu’à ce que tu en perdes l’esprit. »
(Alwa, fils du Docteur Schön, acte 1)
Si vous voulez enfin comprendre quelque chose à la musique dodécaphonique...
(Vous savez... le grand concert que vous faisiez à 10 ans sur le piano de votre tante!)
Si vous voulez vivre la grande expérience de la voix pure...
(Vous savez... Non!... Là ce ne sont pas des grosses dames ni des barbus bedonnants, c'est la sauvage LULU, « l’acrobate éblouissante** »)
Si vous n'écoutez pas France Musique le dimanche après-midi
(Ni jamais, d'ailleurs... car ça cause trop. Et puis ma cousine, elle n'écoute que Radio Classique),
Valérie CHEVALIER (Directrice de l’Administration Artistique de l’ONL – Opéra National de Lorraine) est invitée de l'émission de Benjamin François
en compagnie de Jean-Pierre DERRIEN, Michel Schneider et Omer Corlaix
pour débattre et comparer différentes versions de "LULU" deuxième et dernier opéra d'Alban Berg.
Lorsque j'ai assisté à LULU pour la première fois, j'ai pensé que jamais je n'en comprendrai une note, mélodie absente et qui paraît folle, désordonnée, totalement impossible à mémoriser.
Trop curieux, je me suis demandé comment est-il possible de supporter ne serait-ce que le premier acte (il y en a deux ou trois suivant les versions***) et même… la première scène!
Non que j'étais tombé dans le redoutable rejet de tout ce qui « ne vous plaît pas »... Mais que cela m’était littéralement inaudible.
Puis j'ai écouté les paroles. Poussé par la même curiosité de découvrir comment scénographes et metteurs-en-scène pouvaient oser en faire quoi que
ce soit, le visionnage de différentes interprétations se sont enchaînées, et peu à peu, j'ai découvert qu'elles m’apparaissaient "de mieux en mieux".
La spécialiste qui était à mes côtés me dit: "Si tu trouves chaque interprétation meilleure que la précédente, c'est parce que tu commences à comprendre et à entendre, ce n'est pas parce qu'elles seraient mieux interprétées...!"
J'ai alors retrouvé ce que chacun peut expérimenter pour la lecture d'un texte, pour la compréhension d'un geste, pour l'acquisition d'une compétence, pour la découverte d'un art: en répétant, en écoutant, en me laissant porter, en acceptant humblement de pénétrer ce monde dodécaphonique étrange, j'ai découvert un vrai plaisir, totalement nouveau. Quelque chose qui pousse à en entendre encore et encore, car ce n'est jamais fini, et que l'on ne souhaite pas que ça s'arrête.
Lorsque l'œuvre s'achève sur des paroles sublimes (« In Ewigkeit ! » pour l’éternité !), vous avez soudain l'envie de recommencer, d'écouter une autre interprétation.
A la radio, bien entendu, l'image fait défaut, et LULU est avant tout une œuvre du théâtre vivant.
Je ne connais pas encore le contenu des débats de l'émission de dimanche, ni toutes les 6 versions explorées au cours de l’émission.
Quelques extraits vidéo
Christine Schäfer & David Kuebler Lulu duo d'amour final 2ème acte (extrait 5’59)
... A SUIVRE...
Notes
Gérard Delacour©, Navire Saint Nicolas, 9 décembre 2011
.