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Sur le repérage et l'extraction de l'information, du Savoir à la Connaissance
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"APPRENDRE COMME INVENTER, pour introduire le concept didactique d'insension"

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 09:10

Edouard Glissant (21 sept.1928-3 févr.2011) nous laisse, avec Patrick Chamoiseau, un court texte édité par Galaade (institut du Tout-Monde) qui vient nous porter un "indignez-vous" (puisque c'est la mode), positif, ardent et constructif : "QUAND LES MURS TOMBENT, L'IDENTITE NATIONALE HORS-LA-LOI?"

 

EGlissant11

"Une des richesses les plus fragiles de l'identité, personnelle ou collective, et les plus précieuses aussi, est que, d'évidence, elle se développe et se renforce de manière continue -nulle part on ne rencontre de fixité identitaire-, mais aussi qu'elle ne saurait s'établir ni se rassurer à partir de règles, d'édits, de lois qui en fonderaient d'autorité la nature ou qui garantiraient par force la pérennité de celle-ci.

Le principe d'identité se réalise ou se déréalise parfois dans des phases de régression (perte du sentiment de soi) ou de pathologie (exaspération d'un sentiment collectif de supériorité) dont les diverses "guérisons" ne relèveraient pas, elles non plus, de décisions préparées et arrêtées, puis mécaniquement appliquées." (p.1)

 

Et il me vient très clairement, grâce à ces 26 pages écrites en gros caractères, que "identité" opère sa commutation en "Humanité". Ainsi lorsque je lis : "... l'identité est d'abord un être-dans-le-monde, ainsi que disent les philosophes, un risque avant tout, qu'il faut courir, et qu'elle fournit ainsi au rapport avec l'autre et avec ce monde, en même temps qu'elle résulte de ce rapport. Une telle ambivalence nourrit à la fois la liberté d'entreprendre et, plus avant, l'audace de changer" (page 2), je me dis que l'être-dans-le-monde est l'être-vers-l'Humanité. L'identité a son sens dans cette construction, réconciliant le travail de deuil de l'Homme avec son ignorance et l'érection d'un tout-humain, c'est-à-dire de la reconnaissance politique de l'activité de genèse identitaire des êtres humains sur eux-mêmes.

 

"C'est vrai que l'espace démocratique est un champ de forces antagonistes extrêmement virulant, que ce moins mauvais de tous les systèmes demande une attention de tout instant, et comme une vigilance de guerrier. C'est vrai aussi que nous avons abandonné l'idée d'une progression rectiligne de la conscience humaine, et appris que régression et avancée sont comme indissociables : là où s'intensifie la lumière, l'ombre s'approfondit tout autant.
C'est vrai enfin que le XXIe siècle est ce moment où le monde achève de faire monde sous les auspices consternants du libéralisme économique -cette virulence capitaliste qui investit l'esprit de liberté pour le dénaturer dans une structure qui précipite les forts et les faibles, ceux qui possèdent et ceux qui n'ont rien, ceux qui peuvent et ceux qui ne peuvent pas, dans la géhenne grande ouverte du "marché". La mise en système de l'esprit de liberté n'est plus la liberté. C'est un émiettement de tous, qui expose chacun, seul et démuni, à l'appétit du monstre." (pages 6-7)

 

Ainsi en est-il du combat entre capitalisme et hyperlibéralisme que ce dernier dévore aussi : la PME française, par exemple, ne bénéficie pas du tout du marché financier. Il y a un rapport étroit entre la question de l'identité et la destruction du tissus économique capitaliste "de papa" lui-même : lorsqu'il n'apparaît plus aucune possibilité d'échapper à un effondrement collectif des conditions sociales, se lèvent les idéologies qui promettent le bonheur par l'exclusion du fautif -l'Autre-.

 

"C'est vrai enfin que, dans ce marché ouvert, ce "monde-marché", ce "marché-monde", les dépressions entre pénurie et abondance suscitent des flots migratoires intenses, comme des cyclones qu'aucune frontière ne saurait endiguer.
Sapiens est par définition un migrant, émigrant, immigrant. Il a essaimé comme cela, pris le monde comme cela, et, comme cela, il a traversé les sables et les neiges, les monts et les abîmes, déserté les famines pour suivre le boire et le manger. "Il n'est frontière qu'on n'outrepasse." Cela se vérifie sur des millions d'années. Ce le sera jusqu'au bout (encore plus dans les bouleversements climatiques qui s'annoncent) et aucun de ces murs qui se dresssent tout partout, sous des prétextes divers, hier à Berlin et aujourd'hui en Palestine ou dans le sud des Etats-Unis, ou dans la législation des pays riches, ne saurait endiguer cette vérité simple : que le Tout-Monde devient de plus en plus la maison de tous, -Kay tout moun-, qu'il appartient à tous et que son équilibre passe par l'équilibre de tous." (page 7)

 

Toute tentation de mur n'est pas nouvelle, et peut être facilement analysée à la lumière d'une part des peurs fondamentales, et d'autre part des cupidités pathétiques, l'un allant avec l'autre dans une société du Veau d'Or.

Lorsque la machine à vapeur est apparue, une transformation majeure s'est mise en route : technologie et "progrès" ont remplacé Dieu pour tenter un miracle. Science et Raison étaient annoncées comme les suprêmes apaisements, vers une maîtrise de la Nature par l'Homme, comme le souhaitait Descartes.

Or la question de l'Etre est demeurée une question sans réponse, cette "QSR" qui nous obsède tour à tour en silence -la paix- ou en dévastations -les holocaustes-, et maintenant nous ne pouvons plus douter qu'elle soit bien une Question Sans Réponse.

Ce que disent Glissant et Chamoiseau, c'est que la dynamique de l'identité humaine -Tout-Monde- est celle de la relation, du lien humain qui permet la construction que nous avons à accomplir : l'Humanité.

Cette Humanité qui se définit par sa construction, et qui, par définition et aussi sans raison, est l'oeuvre à accomplir par chacun d'entre nous entre sa naissance singulière et son retour à la dispersion. Une telle vision permet de rendre compatible politiquement nos identités singulières, aussi nombreuses que riches de leur coexistence.

 

"C'est l'inaptitude à vivre le contact et l'échange qui crée le mur identitaire et dénature l'identité." (page 10)

 

Lire

 Quand les murs tombent, l'identité nationale hors-la-loi?

 

 

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Published by Gérard Delacour - dans Publicat GDelacour(c)
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