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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 16:52

 

J'ai trouvé ce "joke" plutôt méchant mais symptomatique de l'aventure du livre,

ou comment transformer une superbe initiative (Onfray à Caen) en fiasco.

 

Gérard Delacour – Lecture de :

Michel ONFRAY (2010) Le crépuscule d’une idole, l’affabulation freudienne. Paris : Grasset, ISBN 978-2-246-76931-6, 613 pages.

--> sous l'article, 2 interviews de Michel ONFRAY 


INTRODUCTION

Après avoir lu intégralement, bibliographie comprise, le livre de Michel ONFRAY, soit 613 pages, j'ai la désagréable impression de pouvoir résumer l'ensemble en quelques lignes. En effet, le contenu est mince, ce qui pourrait ne pas être une critique en soi, mais comme ce contenu est très répétitif, comme je le montrerai ci-dessous, reprenant très souvent les mêmes mots dans une rhétorique semblable, il laisse l’impression que de nombreuses pages sont inutiles, car le lecteur relit la même chose plusieurs fois, et a compris depuis longtemps la pensée de l’auteur qui ne semble jamais vouloir l’admettre.

« J’ai donc lu ce qu’il fallait lire » dit ONFRAY (p.23) et nous, nous avons lu ce dont nous nous serions finalement volontiers abstenu. On aurait surtout aimé, tant qu’à lire un livre aussi gros, que les 600 pages servent à fournir des références et des démonstrations robustes. Ce n’est pas le cas.

Je m’en tiendrai pour le détail de mon témoignage aux premières 100 pages, car ce que j’en utilise ci-dessous s’enfle et se reproduit de façon répétitive et à l’identique dans les 500 suivantes ! Pour vous en assurer, prenez au hasard une de ces pages et comparez. Une version informatique du texte, permettrait de collationner ces répétitions à l’identique, de chapitre en chapitre, ce qui serait très éclairant sur la technique littéraire de ONFRAY.

Mon propos tient en trois constats. Premièrement, ce texte n'est pas un livre, c'est une hargne écrite à la hâte. Deuxièmement, ce texte n'est pas ou mal documenté, il ne démontre rien. Il affirme en détournant des bribes de documents de leurs contextes. Troisièmement, conséquence des deux précédentes parties, ce texte n'est pas un travail de chercheur, non seulement parce qu'il ne pose aucune hypothèse ni aucune question, mais parce qu'il contient tout simplement des erreurs de l’auteur issues principalement d’un défaut de connaissances mais aussi d’un défaut de méthode de travail de recherche.

 

1. Une grande hargne

C’est une grosse colère qui va être étayée et circonstanciée, pense-t-on au début, mais elle ne s’arrêtera pas et elle se poursuit par un gigantesque énervement enflammé, permanent, fatigant pour le lecteur. Une rage contre Freud et sa secte. Qui ne cesse pas, de la première à la dernière page de cet ouvrage inutile. Pourquoi inutile ? Parce qu’il est vide.

Sigmund Freud serait un faussaire, à tous les niveaux de sa vie et de son œuvre. Pourquoi pas, en effet ?! On peut avoir du mépris pour ce Freud « révélé », on peut vouloir apporter des preuves d’agissements coupables, moralement, civilement et même pénalement. Mais alors il faut aller jusqu’au bout de la démonstration. Cela eut été très intéressant que les propos rapportés par ONFRAY soient bien documentés, que des événements ne se transforment pas en calomnie sans qu’aucune preuve ne soit fournie par l’auteur, et qu’il aille sur un autre terrain que celui des injures récurrentes. Lorsque c’est de la médisance, Michel ONFRAY reproche à Freud ce qu’il révèle lui-même de ses interrogations et de ses problèmes intimes.

Le lecteur se dit qu’il doit bien y avoir quelque raison à cette haine, mais comme il n’a rien lu de fondé, en arrivant à la dernière page, l’ouvrage apparaît fétide et nauséabond. Achever la lecture m’a demandé un vrai effort, notamment à cause de la énième répétition de la même énumération gratuite de critiques et d’injures sans aucune source ni référence circonstanciée, sans jamais aucune explication véritable, sans aucun travail d’historien.

Pour ce qui concerne ma lecture du texte de ONFRAY ci-dessous, les chiffres entre parenthèses indiquent la page dans l’édition de référence. Les points de suspension sont aussi des citations, ils ne sont pas ajoutés par nous. Les points de suspension sont utilisés généralement pour indiquer ce qui n’est pas dit mais suggéré, ou ce qui est inachevé. Ce mode d’écriture n’est pas acceptable dans un texte d’analyse et de recherche. De même, les mots mis en italique le sont par l’auteur, et représentent des éléments sur lesquels il veut insister, qui représentent des conclusions et/ou des vérités, selon lui. Ainsi nous sommes le plus souvent en présence de procédés formels contestables car sans fondements, à défaut d’analyses circonstanciées.

Nous avons relevé, parmi beaucoup d’autres, les invectives suivantes :

« J’ai un peu touché du doigt, là, le pouvoir dangereux des psychanalystes. J’ai alors développé une méfiance instinctive et viscérale à l’endroit de leur caste sacerdotale et de leur pouvoir de prêtres… » (27)

« fainéantise intellectuelle » (31)

« La thérapie analytique illustre une branche de la pensée magique : elle soigne dans la stricte limite de l’effet placebo. » (38)

« la psychanalyse a déplacé les interdits constitutifs du psychologisme, cette religion séculaire d’après la religion. » (39)

« La psychanalyse constitue l’autobiographie d’un homme qui s’invente un monde pour vivre avec ses fantasmes – comme n’importe quel philosophe… » (40)

« On y constate enfin l’obsession de réussir, de gagner de l’argent, de devenir célèbre qui lui mange l’âme au quotidien : que faire pour être un scientifique réputé ? » (47)

« le fantasme de célébrité qui le tenaille» (47)

« ses théories procéderaient d’une révélation et de non de lectures, de travaux, de réflexions, » (47)

« Je souhaite montrer, par delà les cartes postales, que la psychanalyse est le rêve le plus élaboré de Freud – un rêve donc, une affabulation, un fantasme, une construction littéraire, un produit artistique, une construction poétique au sens étymologique. » (50)

« toute philosophie est la confession autobiographique de son auteur » (51)

« Comment Freud aurait-il échappé à cette hystérie à prétexte philosophique ? » (56)

« un épouvantable conformisme bourgeois » (58)

« Freud, pour sa part, trouvait la surreprésentation juive problématique dans la psychanalyse et souhaitait, avec Jung, trouver des cautions « aryennes » (le mot est de lui) à cette discipline nouvelle destinée à se répandre sur la terre entière. » (64)

« Pour Freud, être fils de, devoir quelque chose à un père, le mettait dans des états psychiques où il montrait un réel talent de meurtrier. » (67)

« Freud veut ignorer ce qu’il sait déjà : le fait qu’en tant que philosophe, ce qu’il est et ne cessera d’être, il crée à partir de lui-même une vision du monde pour sauver sa propre peau. » (69)

« le plus souvent, c’est une affirmation arbitraire, une lubie, une « intuition, » (70)

(Le philosophe) « il fonctionne à l’intuition, comme les mystiques ; il pose ses thèses en vertu de caprices ; » (70)

« il se dit maître de lui, or il erre en esclave et en domestique de ses instincts, de ses vœux secrets, de ses aspirations intimes. Ce qu’il nomme ses vérités ? Des préjugés… » (71)

« Freud n’aime pas qu’on lui résiste. » (74)

(Napoléon) « se couronne lui-même empereur car il n’estime personne assez digne de lui pour poser le bijou sur son crâne. Freud effectue le même genre de geste dans un court texte de 1917 » (79)

« Freud ne recule pas devant la mégalomanie. Mais plus encore, il ajoute la vanité à son orgueil » (81)

« Freud a eu de méchants souhaits » (82)

« Freud veut de l’argent et de la célébrité, il lui faut tailler la forêt en direction de cet eldorado. » (85)

En ce qui concerne son ami Fliess : « il parle à son ami, lui confie tout, ses maladies, ses pannes sexuelles, ses doutes, sa dépression récurrente, sa fatigue de n’avoir personne en consultation, le manque d’argent, l’impossibilité de faire bouillir la marmite familiale, l’absence de célébrité – il avance sans masque et confesse alors sa véritable nature, il est un aventurier. Lorsqu’il se trouve sous les feux de la rampe, Freud tient un autre discours. Pas question de livrer son jeu. Sur scène, il n’est pas un aventurier ou conquistador mais homme de science. » (85)

« une vision du monde extrêmement totalisante » (90)

« des vérités scientifiques obtenues après observation clinique – comme chacun l’aura constaté pour l’urine de l’arroseur ontologique ou le pet du concertiste… » (91)

« Les qualificatifs pleuvent dès qu’il s’agit de cette introspection ordinaire à laquelle invitent tous les philosophes stoïciens de l’antiquité » et « Selbstdarstellung signifie tout simplement : présentation, description, analyse de soi. Pas de quoi parler comme Jones du caractère unique de cet exploit » (101)

« sans désir sincère d’en découvrir le contenu véritable » (103)

« le carnet de bord d’une âme en peine » (104)

« Sans s’en apercevoir, Freud donne toujours les clés de ses serrures les mieux verrouillées. » (107)

Etc.

 

Dans les 500 pages qui suivent sur le même ton, l’énumération des noms d’oiseaux et de l’affirmation de tout et de son contraire serait très longue, en voici tout de même quelques exemples, au fil de la lecture :

« détail effroyable de cette névrose freudienne » (111), « auto-analyse égotiste » (113), « source noire de cette psychonévrose de Freud » (114), « troubles identitaires » (120), « lien incestueux » (127), « relations psychopathologiques » (127), « ce problème, donc, c’est celui d’un homme, d’un seul, qui parvient à névroser l’humanité tout entière dans le fol espoir que sa névrose lui paraîtra plus facile à supporter » (137), « vivant d’argent emprunté, de prêts qu’il ne rembourse pas » (138), « il ne fait pas face » (138), « totalitarisme idéologique » (139), « caviardage des correspondances par les gardiens du temple » (139), « nombreux tenants de la secte » (139), « constituer une légende » (140), « solitude désargentée du cabinet » (140), « création de l’embryon d’Église dévouée à la cause » (140), « le moment jubilatoire de la possibilité, enfin, de fixer le prix de ses consultations » (140), « les lettres de Fliess - trop compromettantes » (140), « correspondance hémiplégique » (141), « Freud prend ses désirs pour la réalité » (144), « ce conte riche en développements et en rebondissements » (147), « lumière noire de l’inceste » (149), « une incroyable ardeur du juif Freud à tuer Moïse, le père des juifs selon la tradition » (150), « pathologie incestueuse qui ne cesse de travailler Freud » (151), « cathédrale psychopathologique » (151), « prétendue découverte scientifique qui se réduit finalement à un banal souhait d’enfant, au désir d’un petit garçon pour sa mère… » (151), « l’adolescent boit de l’alcool ; Freud n’a pas encore lu Freud, et pour cause, ignore encore qu’un banal onanisme en bonne et due forme aurait probablement selon sa doctrine eu raison de sa douleur dentaire… » (153), « une fiancée transformée en vierge avec l’encre de ses lettres pour unique substance séminale ; Freud aime la sexualité, mais sans le corps… » (156), « Freud a vingt-six ans, il vit de prêts, d’emprunts, n’a pas de travail et vient de terminer péniblement ses études de médecine » (156), « très jaloux, extrêmement possessif, et justifie son affectivité tyrannique » (156), « un engorgement des pulsions libidinales » (157), « Lisons donc avec un œil amusé » (157), « Freud n’aime ni le coït interrompu, ni le préservatif qui entrave sa (petite) performance sexuelle » (157), « L’onanisme pourrait bien avoir joué un grand rôle dans le vie de Freud – une pratique dont il faisait aussi découler les névroses… » (158), « une sexualité adultère avec sa belle-sœur : voilà de quoi permettre au fantasme incestueux une longue et douce existence à l’abri du réel… » (158), « le conquistador a écrit qu’il avait renoncé à sa sexualité pour diriger sa libido vers la sublimation géniale qui a nom psychanalyse, mettre en doute cette parole constitue un blasphème… » (162), « l’inceste continue à dicter sa loi dans la vie sexuelle de Freud… » (163), « Lorsque devenu riche, l’ancien disciple voulut rembourser le maître, Breuer refusa, ce qui humilia Freud qui se fâcha violemment… » (172), « le geste de Freud qui proposait de l’argent valait déclaration de guerre à l’endroit de Breuer : accepter l’aurait humilié, refuser l’a humilié. En tout état de cause, en faisant entrer l’argent qu’il prenait théoriquement pour de la merde selon son propre mot, le psychanalyste gagnait à tous les coups.» (172), « L’audace paie » (173), « on s’est bourré de cocaïne pour ne pas y faire mauvaise figure » (173), « Freud, si prompt à voir du sexe partout, n’en voit pas là où il s’en trouve » (177), « une dédicace en hébreu qu’il n’a pas su déchiffrer. » (179), « Pour répondre au désir du père de lignage juif, ce dont témoigne le cadeau de la Bible paraphée, Freud interdit la circoncision de ses fils » (179), « Freud fait preuve d’ambivalence » (179), « il manifeste un antisionisme » (179), « Freud se trouve à Rome avec l’inévitable tante Minna » (180), « Où a-t-il vu qu’un père possède dans sa fille ce à quoi son époux accède par le mariage ? » (180), Freud et Fliess « les deux compères » (182), « Anna, l’accident sexuel » (183), « Comprenons ce souhait de mort, car il arrangerait bien plus les affaires du tandem Breuer et Freud » (186) 

Continuez vous-même, si vous le voulez. Jusqu’à la fin, c’est la même chose.

Quand on vous dit que c’est un tissus d’interprétations ineptes et d’injures médisantes ou calomnieuses !

 

2. Ce texte met en œuvre une pensée perverse

Pour fustiger Freud et son œuvre, Michel ONFRAY utilise des procédés que l’on peut qualifier de malhonnêtes car l’auteur utilise l’amalgame et l’inversion, dont on ne peut que constater la perversité. Voyons ce qu’il en est, à l’aide de quelques exemples :

Premièrement, l’utilisation de la correspondance intime de Freud avec Fliess par ONFRAY est malhonnête et indigne d’un chercheur. En voici un exemple parmi les dizaines qui nous sont assenés tout au long du texte. Freud écrit à Fliess (1er février 1900) : « Je ne suis absolument pas un homme de science, un observateur, un expérimentateur, un penseur. Je ne suis rien d’autre qu’un conquistador par tempérament, un aventurier si tu veux bien le traduire ainsi, avec la curiosité, l’audace et la témérité de cette sorte d’homme. » (84), extrait qui génère ce commentaire incroyable mais vrai de Michel ONFRAY : « pour tout un chacun, même moyennement cultivé, un conquistador définit un mercenaire sans foi ni loi, conduit par l’appât du gain, un homme de sac et de corde, souvent hors la loi dans son pays, qui ne recule devant aucune immoralité pour parvenir à ses fins. On doit aux conquistadors des génocides, des massacres, des épidémies et des pandémies, des propagations de typhus, variole et syphilis, des destructions de civilisation, des massacres en masse des populations autochtones, le tout pour remplir leurs caisses d’un or qu’ils imaginent abondant dans les contrées découvertes par leur soin dans ce seul but… » (84)

Comment adhérer à une telle diatribe, outrée, enflée et démesurée, décalée du propos réel, hargneuse et haineuse, à partir de quelques mots de Freud et d’un seul vocable « conquistador », assorti de « curiosité, audace et témérité » placés là par Freud dans le cours d’une simple lettre personnelle. Bien loin de génocides, non ?! Michel ONFRAY irait-il parfois jusqu’à délirer ?

Deuxièmement, ONFRAY interprète des citations de Freud au contraire de ce qu’elles disent, et un lecteur attentif n’a aucune difficulté pour corriger ces inversions de sens. Mais on connaît les ravages que peut occasionner ce procédé pervers consistant à affirmer l’inverse de ce qui est explicite dans le texte cité. En effet, n’importe qui peut se prévaloir de cette soi-disant « référence » : « ONFRAY l’a démontré » à tel endroit dans son analyse !

Ce procédé est appliqué sans retenue par ONFRAY à de très nombreuses reprises. Et suivi de l’emploi répété de la conjonction « DONC » qui en devient emblématique. N’ayant pas de version électronique des 613 pages, je n’ai pas pu compter les « donc », mais la vérification sera facile à faire ! Après une envolée interprétative du genre de celle que nous venons de voir, va suivre la conjonction « donc » et la réaffirmation du contenu déjà énoncé sans preuves ni références. « Donc » c’est évident, « donc », c’est bien ainsi, « donc » j’ai raison, moi ONFRAY, de l’avoir révélé pour la première fois dans l’histoire centenaire de la psychanalyse qui a été jusque là occultée et défendue par les membres de la secte, « donc » il faut le dénoncer, etc.

« Psychanalyste, donc, à défaut d’avoir pu être philosophe… » (97) ONFRAY n’a pas cessé de dire dans les cinquante pages précédentes que Freud est un philosophe. Et il le répétera, dès la page suivante, en y ajoutant son mépris : « Grimé sous l’apparence du scientifique, Freud mène son activité de philosophe dans le registre de l’autobiographie existentielle. » (98)

« Comme tout un chacun se sachant chez soi, il se lâche, se soulage, se libère. Dès lors, on découvre la nudité d’un être avec ses zones d’ombre, ses faiblesses, ses errances, ses doutes, son caractère, son tempérament sans travestissement : on y voit l’homme de mauvaise foi (…), l’ambitieux obsédé par les moyens de laisser rapidement une trace dans l’histoire ; le cupide cherchant la trouvaille à même de lui assurer la fortune dans les meilleurs délais (…), le psychorigide qui renonce sans renoncer face aux preuves de son fourvoiement (…) ; le superstitieux qui recourt à des signes de conjuration du mauvais sort dans ses lettres (…) ; l’ingénu adhérant aux thèses fantasques de son ami sur les cycles, les périodes, et la superstition numérologique associée ; le cyclothymique qui détaille la moindre somatisation (…) ; le dépressif qui confesse des troubles endurés depuis des années (…) ; l’angoissé et le phobique ; le cocaïnomane qu’il sera une dizaine d’années durant (…) ; Freud mis à nu, sans masque ; Freud humain, très humain, trop humain ; Freud avant le maquillage, les projecteurs et la pose pour l’éternité ; Freud en chair et en os, une dure réalité pour lui qui s’est rêvé, pensé, voulu en marbre et en or… » (102-103).

Que faut-il ajouter à cette énumération ? Juste un vrai procès en correctionnelle pour juger un petit médecin violeur et incestueux.

Et le délire continue : « Certes, les lettres à Fliess témoignent de cette étrange relation à Rome » et « Freud obéissait à une voix intérieure » puis « Or Hannibal, deux mille ans plus tôt, avait entendu la même voix et s’était arrêté au même endroit… » (106). C’est après avoir lu cela que vous avez envie soit de refermer le (trop) gros bouquin, soit d’éclater de rire.

 

Nous pensons que cela suffit. Aucun travail sérieux d’investigation et d’analyse de données, pas même le simple respect du lecteur qui aimerait apprendre quelque chose mais qui n’obtiendra rien.

La tentation est forte de retourner contre l’auteur ses propos sur Freud lorsqu’il dit que l’odyssée freudienne est en fait une egodicée, « en empruntant ce beau concept à Derrida » (103), qui est ici une construction de langage fort artificielle et gratuite. Trop, c’est trop. Chaque propos d’ONFRAY contre Freud finit par illustrer ce qui est la clé de toute pensée perverse et paranoïde : attribuer à « l’ennemi » ce qui ne parle que de soi.

 

3. Ce texte n’est pas un travail de recherche d’historien de la philosophie

La médisance assortie de propos injurieux occupe le terrain d’un texte sans révélations, sans analyses, sans références sérieuses.

Citons encore quelques extraits du texte de ONFRAY :

« Chez lui, la dissimulation et le travestissement de ces évidences prennent un tour extraordinaire. La psychanalyse constitue l’exégèse du corps de Freud – et rien d’autre. » (69) Aucune autre analyse ne nous sera fournie.

(La psychanalyse) « N’est-elle pas la plus récente vision du monde, la plus fermée, la plus verrouillée, la plus totalisante, la plus unitaire, la plus globale ? N’a-t-elle pas abordé tous les sujets en prétendant, avec l’hypothèse subsumante de l’inconscient, résoudre toutes les énigmes » (89) Aucune référence n’est indiquée.

« Freud oppose deux façons d’appréhender le monde : d’un côté, celle de l’art, de la religion et de la philosophie, perfidement associés sous sa plume – chacun sait en effet en quelle estime il tient la religion… De l’autre, celle de la psychanalyse, autrement dit, la sienne… » (91) Aucune référence.

« Dans Inhibition, symptôme et angoisse (1926) Freud se déchaîne une nouvelle fois et grossit le dossier instruit contre la philosophie : « Je ne suis absolument pas pour la fabrication des visions du monde. Qu’on les laisse aux philosophes qui, de leur propre aveu, trouvent que le voyage de la vie ne peut s’effectuer sans un tel Baedecker qui donne des renseignements sur tout. Acceptons avec humilité le mépris avec lequel les philosophes nous toisent du haut de leur sublime indigence » (214) et « Passons rapidement sur la revendication d’humilité faite par un homme ignorant de cette vertu ! Arrêtons-nous au prétendu mépris dont auraient fait preuve les philosophes devant les inventions de leur collègue : qui ? Quand ? Où ? Dans quelles revues ou publications ? Combien de livres écrits contre Freud à cette époque de son existence ? Cette allégation relève de la paranoïa » (92) Ici, le procédé, toujours le même, consiste à enfermer Freud dans un procédé pervers : ayant affirmé que Freud revendiquait la paternité centrale d’une vision du monde, ce passage l’infirme. ONFRAY n’en est pas gêné : Freud ne le dit que pour mieux mentir ! Notons qu’aucune référence précise et donc vérifiable, une fois encore, ne nous est donnée, les seuls titre et date d’un ouvrage ne pouvant en aucun cas être la marque d’un travail sérieux.

« Laissons les revendications tonitruantes de Copernic et de Darwin à la légende, au clinquant des mythes rédigés par ses soins et gardons présente à l’esprit cette idée de l’aventure audacieuse du conquistador. Reste à savoir ce que ce nouveau Christophe Colomb a véritablement découvert : un immense continent et des contrées étendues à l’infini ou le petit pré carré d’une vérité existentielle subjective ? » (98) On s’attend ici à une analyse détaillée qui permettrait de comprendre les analogies métaphoriques proposées. Mais ONFRAY utilise toujours le même procédé rhétorique (médiatique-spectaculaire), il poursuit son flot méprisant et injurieux, comme à chaque page : « Une Amérique lointaine ou une principauté au pied de chez lui ? Sinon rien du tout : une illusion, une apparition, un mirage dans le désert de la pensée ? » (98)

De même, en évoquant la correspondance avec Fliess, dont on sait le caractère intime, et sans commune mesure avec un écrit publiable, ONFRAY reproche à Freud que cette correspondance ne soit pas autre qu’elle est. On retrouve toujours la même perversité de destruction systématique et sans références sérieusement analysées : « De fait, cette correspondance très intime qui n’évite rien et suppose la mise à nu des protagonistes, pourrait servir à Freud pour s’essayer à lui-même avec un tiers comme témoin, sinon en miroir. » (101) Méconnaissance avouée d’ONFRAY, car cette correspondance est précisément ce qu’il dit qu’elle devrait être. Notons que ONFRAY écrit que cette correspondance « n’évite rien », alors qu’il reproche à de nombreuses reprises à Freud son manque de sincérité, sa rouerie, ses mensonges, etc. Procédé récurrent qui est de contester quelques paragraphes après un texte clair de Freud, comme c’est le cas ici, par exemple page suivante (102) : « on y voit l’homme de mauvaise foi ». Alors Freud n’évite rien? Ou bien il est de mauvaise foi? Il n’évite rien parce qu’il est de mauvaise foi, de toutes façons. Voilà comment un auteur qui se présente comme historien de la philosophie, maltraite son lecteur.

Et aussi : « Freud propose moins une psychanalyse scientifique issue d’une méthode expérimentale avec des concepts universellement valables qu’une psychologie littéraire issue d’une autobiographie avec des notions créées sur mesure pour lui-même, extrapolées ensuite à la totalité de l’humanité. » (104) Cela devrait être présenté comme une hypothèse à démontrer. Or, à part les expressions en italique, comme pour affirmer une vérité qui serait déjà reconnue ou déjà démontrée, ONFRAY ne nous donne aucun développement, aucune référence, aucune analyse ! ONFRAY pratique ici aussi très précisément ce qu’il reproche à Freud : l’affirmation et l’invention de formules rhétoriques sans preuves ni étude robuste.

Le meilleur travail de recherche et d’analyse effectué par ONFRAY obéit à des règles qui sont celles de la perversité. Par exemple :

« Le rapport que Freud entretient avec l’Italie en général et Rome en particulier participe de la névrose freudienne. Freud confirme lui-même la chose dans une lettre à Fliess : « Ma désirance pour Rome est d’ailleurs profondément névrotique » (3 décembre 1897), écrit-il en rappelant son enthousiasme de lycéen. » (107)

On voit ainsi résumé le procédé utilisé tout au long du livre de 613 pages : user de jugements approximatifs qui se font passer pour des analyses, à partir de bribes de textes, en majorité la correspondance intime de Freud avec Fliess, dans lesquelles Freud utilise bien les mots et expressions tirées de leur contexte et de leur signification savante par ONFRAY. A la démarche perverse s’ajoute la méconnaissance de l’œuvre et du travail itinérant de Freud sur ses propres découvertes. Ce travail est celui de tout chercheur, de tout savant, de tout découvreur.

Pour finir et ne pas trop alourdir notre propos, terminons en faisant mention du très intéressant travail effectué par Douglas Hofstadter. Cet universitaire de l’Indiana University (Center for Research on Concepts and Cognition), est venu le 6 mai 2010 à l’Université de Paris 8 (Saint-Denis) donner une conférence au sein du laboratoire Paragraphe : « Les analogies extraordinaires d’Albert Einstein ». Pour ONFRAY, Einstein serait un affabulateur et un pilleur d’idées, car Hofstadter démontre très pertinemment que la source des révélations et inventions les plus fondamentales en Physique ont pour origine « non pas le raisonnement déductif mais l’audace inventive personnelle du chercheur », hypothèse qui se trouve aussi à la base de mon récent travail en Sciences de l’éducation. Voici comment était annoncée cette conférence, que j’ai pu enregistrer : « Nous décrirons le rôle central, tout au long de la vie fabuleusement créative d'Einstein, qu'ont joué les conjectures les plus improbables, toutes conçues purement sur la base d'analogies, ne reposant sur aucun pilier de raisonnement logique. En particulier, nous examinerons les analogies géniales qui ont donné lieu à l'hypothèse que la lumière est composée de particules (1905), à l'hypothèse que toute masse possède une énergie faramineuse mais profondément cachée (1905-1907), et enfin à l'hypothèse que la gravitation (une force qui tire) et l'accélération (la variation de la vitesse d'un objet) ne sont que deux faces d'une même pièce (1907). »

Ce qui est reconnu, par de vrais chercheurs, aux chercheurs les plus créatifs est refusé à Freud par Michel ONFRAY.

 

CONCLUSION

ONFRAY m’avait jusqu’à ce jour intéressé par sa sagacité : il renouvelait l’utilisation des savoirs référencés pour les exposer et les commenter.

A l’été 2009 cependant, j’avais écouté ses conférences sur Nietzsche données dans l’année à l’Université populaire de Caen et diffusées par France Culture. J’avais été surpris par sa difficulté à exposer la pensée du philosophe. Mais j’avais pensé que cela n’était effectivement pas simple de présenter un tel monument. Par ailleurs, Michel ONFRAY excellait –du moins c’est l’impression qu’il me donnait– dans la présentation et l’analyse des œuvres de tous ces auteurs antiques inconnus de beaucoup d’entre nous qu’il a toujours affectionnés.

Aujourd’hui, j’en viens à douter de l’ensemble de ses travaux. Il est vrai qu’en ce qui me concerne, je n’ai que peu de repères en histoire de la philosophie antique, mais pour Nietzsche, j’en ai, pour Freud aussi. Et tout s’effondre. Alors, pour le reste ?

Je veux être très clair : ce que j’ai voulu dire ici de ma lecture de ONFRAY porte sur le mauvais travail fourni, rien d’autre. Non que je ne veuille pas prendre position sur l’œuvre de Freud et l’homme Freud, mais d’autres, beaucoup plus compétents que moi, l’ont déjà fait. ONFRAY n’apporte malheureusement rien.

En revanche, que Michel ONFRAY ne soit ni un chercheur robuste, ni un enseignant passeur, qu’il ne fasse aucun cas de son lecteur auprès duquel il se contente de se positionner par des procédés rhétoriques inadmissibles pour tout épistémologue, cela nous semble salement connoté idéologiquement, et outrepasse notre tolérance.

Car quand il parle de ce qu’il a écrit, il dévoile son positionnement idéologique, par exemple lorsqu’il dit que le travail du philosophe est de simplifier (interview ci-dessous) et non de parler de la complexité. Intervention télévisée populiste qui met en avant la simplicité comme argument d’une soi-disant proximité populaire ! Nous, nous pensons que le respect et l’apprentissage par les êtres humains de la complexité sous toutes ses formes sont une des exigences civiques les plus importantes de l’instruction publique.

Monsieur ONFRAY, bon vent, prenez le large, nous ne voulons plus vous entendre s’il faut nous contraindre à lire 613 pages pour rien ! Nous avions espéré votre voix intelligible pour rendre l’instruction publique de nouveau populaire, nous sommes floués. Décidément, c’est bien à chacun d’entre nous d’agir, sans écouter des inter-médiatiques comme vous qui, s’appuyant sur des éditeurs populistes qui aiment les euros et pas la culture, sont pathétiquement assoiffés de reconnaissance et de jouissance perverse.

 

Gérard Delacour© navire Saint-Nicolas, 24 mai 2010.

 


Michel ONFRAY - Jacques Alain MILLER

Sur l'attention flottante et ONFRAY historien.


Dialogue : Michel Onfray et Jacques Alain Miller

 

Michel ONFRAY - Le travail du philosophe et la politique


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Published by Gérard Delacour - dans Publicat GDelacour(c)
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commentaires

Johann 17/12/2012 13:30


Oui, c'est exactement à cette thèse-là que je pensais.


A propos de Nietzsché, connaissez-vous le livre de Domenico Losurdo sur Nietzsché, "Il Rebelle Aristocratico"? Il replace l'oeuvre dans le contexte de la fin du 19e siècle et c'est à mon avis la
meilleure étude - sans concession - de la pensée de Nietzsché. Seulement en italien.

Johann 15/12/2012 23:30


Merci pour votre réponse.


En parlant de névrose et de psychanalyse, vous marquez sans aucun doute un point très fort. Comment expliquer que sur la Commune, M. Onfray dise à deux reprises lors de son dernier cycle de
conférence sur Camus que Marx détestait la Commune (ce qui est faux) et qu'il ne nous parle pas (mais aurais-je manqué un épisode?), ou si peu (le Louvre!), de ce que Nietzsché pensait de la
Commune et des révolutionnaires. C'est aussi vrai que quand on a commis l'éloge de Charlotte Corday... Je ne savais pas qu'il était possible d'être "libertaire réactionnaire". Me voilà déniaisé.


Plus d'un "philosophe" aurait - à mon humble avis - intérêt à relire les thèses sur Feuerbach. Et il n'y a pas besoin d'être marxiste pour cela.


En matière de philosophie, il y a un principe très simple : Il faut vivre comme on pense, sinon on finit par penser comme on a vécu.

Gérard Delacour 16/12/2012 12:56



Oui, et comme le dit une des thèses (Feuerbach): il faut TRANSFORMER le monde, etc...


"Libertaire réactionnaire", pas mal dit! Je connaissais déjà les "anarchistes de droite" (le plus souvent à l'extrême) et cela y ressemble vraiment trop!


Merci de vos commentaires et de votre lecture de mon blog.



Johann 13/12/2012 23:19


Bonjour,


Comme vous j'ai écouté avec intérêt les conférences de M. Onfray. Puis vinrent celles sur Nietzsché. Que je ne connaissais pas. J'ai commencé à lire. Le crépuscule. Premières interrogations. Car
cela ne cadrait déjà plus avec la présentation de M. Onfray. Puis tout Nietzsché. Et il est devenu que M. Onfray procède par prélèvement. Il propose un exemple de Nietzsché anti-capitaliste, mais
il oublie dans le même texte l'apologie du colonialisme. M. Onfray souligne que Nietzsché n'est ni de gauche, ni de droite, mais grec, c'est-à-dire esclavagiste. Entre autres. M. Onfray se pose à
gauche, soi-disant, mais il ne trouve rien à redire à la pensée réactionnaire de Nietzsché. Bien des choses qu'il reproche à Freud, il pourrait les reprocher aussi à Nietzsché, mais chut, ce
dernier est au-dessus de tout soupçon. Et bien sûr M. Onfray comme bien d'autres n'a rien compris à la maladie mentale de Nietzsché. Les divers maux de Nietzsché de sont pas la maladie, mais
seulement des symptômes de sa maladie mentale. M. Onfray accuse la soeur de falsification, mais dans son opuscule "l'innocence du devenir" il reprend tous les éléments de la légende sans aucun
sens critique (rêve prémonitoire, charbon ardent, visite à un bordel, pitié pour un cheval, etc.). A faussaire, faussaire et demi.


 

Gérard Delacour 14/12/2012 01:49



Oui, Michel Onfray n'est pas un chercheur. Il procède par allusions, sans avoir réellement travaillé ses sources (Freud totalement falsifié!) et ce pauvre Nietzsche ressort de ses mains en
morceaux... Il réitère avec Camus. Bref, c'est peut-être cela une psychanalyse interminable car sortir du tourbillon de sa névrose demande du travail, un peu d'humilité et un bon accompagnement.


Merci de votre commentaire sur cette lettre envoyée à Michel Onfray, à laquelle il n'a pas répondu, ce qui n'a pas vraiment d'importance pour moi.


 



Benoite Lardy 07/10/2010 14:06



Excellent !
Dommage que vous n'ayez pas été invité sur les plateaux de TV pour en parler. J'ai mis votre publication sur ma page Face Book.