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Le chercheur. Une sorte d'entrée en sacerdoce et d'oubli de la réalité précédente, par une plongée dans la théorie comme dans un bain privé, dans une maison dédiée à ces ablutions réservées, où rien ne ressemble à votre vie habituelle, mais où tout finit par vous sembler familier.
Vous parlez une autre langue, sans l'avoir apprise, avec le danger de ne pas tenir cette suspension dans l'éther, comme lorsque vous rêvez que vous volez dans les airs avec le sentiment parfaitement concomitant que vous ne vous maintenez en vol que grâce à ce surplus infime de légéreté qui peut vous faire défaut à tout moment... ce qui vous ferait immédiatement reconnaître comme étranger au groupe.
Se taire et écouter est la seule méthode donnée à l'entrant. C'est ainsi que vous vous fondez dans le décor de la villa blanche, c'est ainsi que vous devenez peu à peu connu de ceux qui parlent, c'est votre initiation tranquille et obligatoire. Et vous ne souhaitez qu'une chose: continuer à vous taire.
Tunis, 28 octobre 2007.