| Février 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | ||||||||
|
||||||||||
Je continue de mettre à disposition des enregistrements plus ou moins faciles à trouver. Facile pour les journalistes et les accros du web, moins évident pour ceux dont l'emploi du temps laisse peu d'espace libre le soir après le travail...
Cela fait l'objet de la rubrique dans la colonne de gauche: "2012, espace d'information".
Voici les 58 minutes de l'échange entre le Président de la République et ses invités au Salon de l'Agriculture. Ce qui me semble intéressant, c'est la forme de la relation qui s'instaure dès les premiers instants - les premières paroles - entre les personnes présentes. Là où réalité de la situation et vérité des pensées se rencontrent.
Cette vidéo est en ligne sur le site de l'Elysée.
De même, les 3'30" de vidéo de la visite du Salon :
A METZ ou à NANCY, Carlos Wagner fait parler de lui : l'imagination sage ET tout à la fois débridée anime ce metteur en scène, avec une équipe -décors, lumières, costumes- fort inspirée, choisie par Valérie Chevalier.
Quelques extraits visibles actuellement sur le net (Attention! Chant d'opéra non compatible comme toujours avec le petit écran!) :
Carmen, une coproduction des Opéras de Metz et Nancy
Un article de Christian Merlin : "Une CARMEN exemplaire"
Vidéo détaillée (14 mn) et article d'Alexandre Pham
Vidéo de Classique.news (mettre le son en cliquant au centre de l'image)
.
Opéra de Georges BIZET, mis en scène par Carlos Wagner, Première à l'Opéra National de Lorraine.
Tout le monde a vu, a déjà vu, CARMEN.
Chacun aura eu et aura subi mille commentaires sur cette espagnole cigarière, boucles d'oreilles antillaises, rouge robe à volants et frou-frou, qui ne sort pas sans ses castagnettes. Un petit coup de flamenco, l'oeil charbonneux, le menton agressif, une ravageuse je vous dis! Pour CARMEN, c'est connu, tout le monde a son opinion.
Et pauvre José, pauvre homme sincère, victime de son amour passionné, pauvre garçon naïf qui ne peut être aimé que par une naïve. Qui est contraint de trahir son devoir de citoyen et de militaire pour une... traînée! Il saura, fort heureusement, venger l'honneur et les bonnes moeurs, celles de Michaéla, dans le sang de l'infâme femme. Le dénouement, bien conforme aux Bouvard et Pécuchet espagnols, est à la hauteur des péchés d'une fille du peuple qui se croit tout permis parce qu'elle s'asseoit en écartant les cuisses et en fumant le symbole cigarier!
Avec cette nouvelle production, Carlos Wagner vient
nous montrer -enfin- l'oeuvre de Georges Bizet, Henri Meilhac et Ludovic Halévy. L'opéra CARMEN "tient encore de Mérimée la logique dans la passion, la ligne droite de la dure nécessité"
(Nietzche). Passion active pour la Liberté telle que brandie sur la toile de Delacroix, dans la nudité en mouvement, à l'assaut de tout obstacle, ni morale ni licence sexuelle, cette histoire
n'est pas péripathétique...
CARMEN est donnée par Carlos Wagner dans sa logique d'une passion qui ne porte pas son nom, qui ne subit pas, qui lui permet d'agir comme égérie symbolique incarnée : tout simplement -et classiquement- la libre disposition de soi-même. On n'y oppose pas liberté sexuelle et couple bourgeois fidèle comme le fait l'hypocrisie ordinaire si souvent mise au théâtre du XIXe. Le bourgeois est précisément celui qui couche avec la boniche et surtout celui qui "ne râte jamais une occasion"!
CARMEN n'est pas une aristocrate du sentiment, comme je l'ai entendu de la part d'éminents savants critiques, ce qui ne veut pas dire grand chose. Elle est tout au long des quatre actes, une engagée politique. Si en 2011, le mot "politique" porte les relents des partis scélérats qui ont volé la démocratie, CARMEN a pour idées agissantes ce que pourrait être une Humanité libre et de bonnes moeurs, au sens où le Pasteur Anderson (1723) employait cette expression. C'est pourquoi, après une pathétique et larmoyante déclaration de Don José, et après le silence d'une partition musicale qui sait s'arrêter juste l'instant qu'il faut, CARMEN lui répond : "Non, tu ne m'aimes pas!"
Tu n'aimes pas ta Liberté. Tu es ton propre prisonnier et tu veux maîtriser, emprisonner et par conséquent posséder. Carlos Wagner rend CARMEN silencieuse, à l'écoute de sa force intérieure. Elle est entrée sur scène, au premier acte, sans furie. Calme, elle est simple, affirmée, avec la tenue de soi-même de qui a vécu.
Elle se heurte encore et encore aux murs et grilles de la soumission, c'est-à-dire aux conventions de l'obéissance et du commandement, elle qui ne veut ni commander ni obéir, ces fléaux sociaux. Elle apparaît juste après la scène introductive au sujet philosophique de l'oeuvre par Michaela et les soldats de la garde. Michalela est soumise au devoir de séduire pour avoir sa place de femme en société avec une seule destinée, être l'honnête femme de son mari. Bizet dénonce l'hypocrisie par le quasi viol de la jeune fille par des hommes en troupe qui symbolisent l'ordre établi et officiel. Viol de la personne, de la liberté d'être soi-même, toutes choses oubliées par tous dans un monde conforme à la fondamentale dépendance de chacun par chacun.
Les ultras qui exécutèrent Garcia-Lorca en août 1936, l'achevant d'un tir dans l'anus, criaient "A bas l'intelligence! Vive la mort!". C'est ce que Carlos Wagner a compris dans cette CARMEN, brisant une bonne fois pour toutes son image de putain dont on a plus qu'assez. Il n'y a plus moyen pour le spectateur qui a déjà "si souvent vu CARMEN" (à l'entr'acte!) -et sa femme- de commenter si l'actrice choisie est "une bonne Carmen", "bien dans le rôle" ou pas!
Et ici, même pas de flamenco, ni de castagnettes! Pas de petite bonne pelotée dans un coin du couloir pendant que Madame fait entrer les invités au salon. Pas non plus de salope au wonderbra qui suce en scène un Havana énorme, et qui laisse flotter l'ambiguité éberluée d'une semaine de vacances sexuelles dans les iles, avant le tremblement de terre, s'entend!
Ses pas enjambent les débris de barricades, CARMEN ne s'y arrête pas. Au pied léger comme Achille, elle offre la réalité d'une vie de contre-bande. La bande, ce sont les soldats et les bourgeois. L'antibande, des hungaras dans la montagne et la dure nécessité de survivre en dehors du système, sur le système. Comme personne ne peut y échapper, CARMEN doit-elle être vue comme chef de bande? Sans doute pas.
Elle est singulièrement humaine en ne tentant qu'une seule chose : ne plus être seule. C'est un emblème.
Chacun vient, chacun va, la garde regarde... Mais ne vit pas, comme Nietzsche l'a découvert chez Bizet en correspondance musicale avec sa philosophie.
Carlos Wagner met en scène tous les personnages du conte philosophique. Soldats de la contrainte, enfants reproducteurs du même ordre, anonymes chantants et suiveurs qui se tiennent à distance de CARMEN. Lumières, chorégraphie et costumes tiennent le fil au dessus de l'eau tumultueuse, afin de représenter le concept. Savoir lire et savoir écouter, c'est le talent de toute l'équipe, Rifail Ajdarpasic (décors), Fabrice Kebour (Lumières), Ana Garcia (Chorégraphie) et Patrick Dutertre (Costumes) rassemblée à l'ONL à Nancy ce 18 février pour leur création de CARMEN.
Le pantin, Goya (1792)
Comme l'explique Carlos Wagner (voir ci-dessous), le monde de Goya
lui sert de référence pour une mise en scène classique du thème de la Liberté
Opéra comique en quatre actes
Livret d’Henri Meilhac et Ludovic Halévy, d’après la nouvelle "Carmen" de Prosper Mérimée
Créé le 10 mars 1893 à l’Opéra Comique de Paris (salle Favart)
Direction musicale : Claude Schnitzler
Mise en scène : Carlos Wagner
Décors : Rifail Ajdarpasic
Costumes : Patrick Dutertre
Chorégraphie : Ana Garcia
Lumières : Fabrice Kebour
Choeur de l'Opéra national de Lorraine
Chœurs de l’Opéra-Théâtre de Metz Métropole
Orchestre symphonique et lyrique de Nancy
18 février 2011 à 20h
20, 27 février 2011 à 15h
22, 24 février et 1er mars 2011 à 20h
« Ombres et
lumière »
Le fait que « Carmen » soit l’opéra le plus joué dans le monde signifie qu’il a été déjà l’objet de toutes les interprétations possibles et imaginables, et qu’il est difficile d’en proposer un
éclairage fondamentalement nouveau.
C’est pourquoi j’ai décidé que cette situation ne devait pas devenir pour moi un objet de contrainte ou d’inquiétude. Le désir d’originalité conduit souvent à des interprétations forcées,
incongrues qui brouillent le sens de l’œuvre et éloignent d’elle le spectateur.
J’ai donc voulu rester très près de ce que l’œuvre contient de plus évident. Elle se situe en Espagne. Elle traite des aspects les plus sombres de la psyché humaine. Elle se déroule en
temps de guerre.
C’est ainsi que Goya m’est venu le plus immédiatement à l’esprit avec sa vision du monde cauchemardesque qui va nous guider tout au long de l’opéra. Il s’agit d’une vision profondément
espagnole qui ne doit évidemment pas tomber dans le cliché ou l’anecdote folklorique. Goya est sombre, dérangeant et grotesque. Je veux conserver et faire ressortir ces caractéristiques dans
l’opéra. Etre inspiré par Goya ne signifie aucunement que l’on va retomber de nouveau dans une interprétation historique de Carmen.
Carmen fait naître des couleurs, des sentiments, des images qui lui sont propres. Nous proposons par ailleurs une lecture qui se veut intemporelle, mettant en avant des archétypes capables de
parler davantage au subconscient qu’à la raison.
Une lumière acérée qui enflamme et déchire l’espace d’une pièce plongée dans l’obscurité, a autant à voir avec l’esthétique de Goya qu’avec le sentiment qu’évoque en moi le personnage de
Carmen. Carmen est cette lumière qui transperce, aveugle et finalement frappe Don José à l’endroit le plus sombre, le plus inconscient de sa personnalité.
Mais cette lumière la consume elle aussi. Tout comme le soleil aveuglant de l’Andalousie consume celui qui l’affronte.
Carmen est l’archétype de l’héroïne qui aspire à la liberté absolue, même si elle doit y laisser la vie. Don José, lui, est l’archétype de l’antihéros rongé par le doute, l’indécision et qui
sombre dans l’obscurité totale, l’anéantissement. La rencontre tragique des deux fait penser à celle du chasseur avec sa proie.
Mon intention n’est pas non plus de restituer l’époque de l’œuvre, ou de l’actualiser, mais de la situer dans un contexte qui aurait l’intemporalité de la tragédie grecque tout en convoquant
une série d’images surréalistes. Ainsi, à la fin de l’opéra, les éléments classiques pris dans l’iconographie espagnole rejoignent ceux de la tragédie grecque. Le torero rencontre le Minotaure.
Si le caractère sombre et inquiétant du cauchemar sert de fil rouge, alors les scènes comiques acquièrent soudain elles aussi un caractère grotesque et inquiétant.
Goya ne manque pas d’humour, seulement c’est un humour des plus noirs et des plus fatalistes. Si les contrebandiers sont ici à prendre au sérieux, à considérer comme de vrais criminels, je
pense que le seul traitement possible est celui qui passe par l’humour noir, ce qui en soi est typiquement espagnol.
(Propos de Carlos Wagner, recueillis et traduits de l’anglais par Carmelo Agnello
.
Obsession de la forme, des formes, de l'informe.
Parfois informe et rond, ou gros ou gras, c'est pareil.
Ah!... Etre un minet!
Baudrillard sort de sa tombe : l'objet vainqueur est là!
Je n'oublie pas que je suis le sujet du verbe.
Ce superbe objet, vous devez le payer 110 euros au maximum
Encore mieux: le casting de "Mince alors!" où l'on peut se présenter comme figurant-e, à condition d'accepter des repas diététiques pendant toute la durée du tournage! Et payé en plus!
"Les personnes enveloppées aux rondeurs généreuses, avec corpulences toniques sont les bienvenues ! Mais pas seulement. Mince, seul ou en couple, entre amis, vous pourrez même décrocher un petit rôle."
.
Philippe INOWLOCKI est un incroyable sympathique génie (de la lampe, bien entendu celle qui éclaire).
Il navigue sur son petit (i.e. réactif) radeau (i.e. insubmersible) sans doute pendant une grande partie de sa journée et de ses nuits, et il TROUVE, puis PARTAGE ce qu'il a trouvé.
Merci Philippe, je publie ci-dessous une de tes nouvelles perles, une trouvaille assez géniale pour nouz'ôtres, les clavailleurs.
D'abord voir les vidéos (avec en prime une révision of your indian-yankee language), puis télécharger JING (existe pour PC et pour MAC):
Une petite video pour comprendre comment fonctionne JING
Mercredi 9 février à 20 heures, ne manquez pas la conférence de Gérard Vergnaud, directeur de recherche au CNRS, consacrée aux contributions de la psychologie à l’éducation et à la transmission des savoirs.
Lors de cette conférence, organisée dans le cadre du cycle thématique "Éduquer et transmettre : quelle école demain ?", Gérard Vergnaud présentera sa réflexion sur certaines problématiques de l’éducation en considérant autant les questions pratiques posées par le terrain et les professionnels, que théoriques et fondamentales.
Il abordera les aspects psychologiques cognitifs de la rencontre enseignant-enseigné, afin de mieux comprendre comment l’élève conceptualise à partir des mises en situations et médiations de l’enseignant. C’est en effet sur cette compréhension que se base l’ajustement de l’activité de l’enseignant.
Gérard Vergnaud
Directeur de recherche au CNRS - maintenant émérite – Gérard Vergnaud a collaboré avec des professionnels de l’éducation initiale et continue. Ses travaux et modèles de l’activité du sujet
apprenant sont une référence dans le domaine de la formation des enseignants, ainsi que pour la jeune discipline "didactique professionnelle". On trouve dans ses écrits la définition analytique
de concepts clés pour décrire les apprentissages (concepts de "schème", "invariant opératoire", "champ conceptuel", "compétence" etc.). En particulier, à l’encontre des cognitivistes de la
Théorie de l’Information, sa théorie met bien en évidence l’irréductibilité des connaissances aux systèmes symboliques permettant de les représenter ; Gérard Vergnaud en a justement étudié
les interactions.
|
Mercredi 9 février à 20 heures Université de Cergy-Pontoise, site des Chênes 1, salle de conférences (plan d’accès) |
Conférence ouverte au grand public, aux chercheurs, étudiants, et professionnels. Entrée libre.
Retrouvez l’ensemble du programme du cycle thématique Eduquer et transmettre : quelle école demain ?
.
Victor Schoelcher est de la partie.
Pas seulement comme nom de lycée à Fort-de-France.
Avec Edouard GLISSANT il est question de vitalité culturelle et d'identité au sens de partage.
Combat intellectuel et sanglant entre origine, identité, singularité, métissage.
MASPERO avait édité et distribué la revue ACOMA (4 numéros) de GLISSANT, où l'on pouvait lire dans l'ouverture du numéro 1 (Texte non signé, p.3 et 4):
"La volonté d'approfondissement ici manifestée n'est fructueuse que quand elle se garde en lucidité de se donner pour totalité suffisante, d'ériger par conséquent en idéologie a priori ce qu'on pourrait appeler « l'attentisme culturel ».
Pourtant cet approfondissement est irremplaçable. Un grand nombre de convergences historiques, dont nous tâcherons de débrouiller le nœud, d'abord pour nous-mêmes (pour ne pas continuer de grossir à la manière traditionnelle des intellectuels d'ici les rangs de « l'élite » antillaise), ensuite afin d'essayer de les proposer à la critique de tous, expliquent — par le déracinement initial, l'absence de références collectives claires, l'ignorance fondamentale de notre passé subi, la perpétuelle mise entre parenthèses de la seule classe martiniquaise dont dépende en dernière instance notre avenir : celle des ouvriers agricoles, l'isolement paralysant par rapport à notre entour géographique et historique, le manque de confiance en nous-mêmes et le déséquilibre qui en résulte — que notre situation dans le monde en tant que collectivité soit abâtardie de nos irrésolutions, de nos dissenssions, de notre errance. Mais que l'abâtardissement résulte de ces convergences historiques négatives, et non pas d'une nature « composite », diminuée par osmose, c'est ce que nous tâcherons aussi de montrer en nous faisant les défenseurs, et peut-être les « illustrateurs » d'une conception précisément « métissée » des cultures et de leur mutuel enrichissement. Il faut alors souligner avec force que le champ de ce métissage ne recouvre pas un vague humanisme, mais le défrichage ardu des peuples qui solidairement naissent à leur liberté. Il nous semble que les Antilles peuvent incarner un tel mouvement."
Réédition par PRESSES UNIVERSITAIRES DE PERPIGNAN, 52 Avenue Paul Alduy, F - 66860 Perpignan Cédex, Tel. 04 68 66 22 96 Fax/Tel. 04 68 66 17 05, Courriel: pup@univ-perp.fr.
On trouve, dans la déclaration préliminaire à la décernation par les membres du jury du Prix Carbet de la Caraïbe et du Tout-Monde, la phrase :
L'identité en soi s'efface devant l'identité pour soi : ne sommes-nous pas l'assemblage fécond d'une multiplicité au moins physique et mentale? Mon identité c'est accèder à la reconnaissance sociale de mon "unicité singulière multiple", repérages pour soi qui existent sans aucun besoin de rattachement communautaire et exclusif.
L'institut "TOUT-MONDE" m'apparaît créé par Edouard GLISSANT afin de résister à la dévastatrice Limite, cette coupure fratricide de l'Humanité, quelles qu'en soient ses formes.
Eduquer à la complexité et à la multiplicité, Humanité métissée et convergente vers son humanité.
Lectures :
"Quand les murs tombent. L'identité nationale hors-la-loi ?" (avec Patrick Chamoiseau). Paris: Galaade, 2007
"Traité du Tout-Monde" Paris:Gallimard, 1993
.
Vivre à DUBAI.
Pas invité, mais citoyen, habitant.
Un appartement dont les grandes baies donnent sur cette fontaine:
De tout cela, il reste la musique qui rythme nos coeurs.
L'eau et les sons se marient, je ferme les yeux, ça va.
Puis, plus tard, depuis un autre appartement (on ne sait pas qui filme), à la nuit tombée, la Lune regarde de loin
et la musique est devenue "Time to say goodbye"...
PARIS, tu as disparu. La statue de Sainte-Geneviève regardait la Seine lui apporter les barques qui descendent le courant avant de passer Notre-Dame. Fluctuat nec mergitur.
Pas de doute, les bruits -l'embrouillage- s'ajoutent les uns aux autres.
Fluctuat... Ce qui a coulé, c'est le Sujet qui est devenu l'objet de la technologie.
Sur cette fresque, tous les personnages et événements ont un article sur WIKIPEDIA
Par exemple, au centre, en haut, on peut voir ce détail :
Napoléon cotoie Che Guevara, Marie Curie, Zhou En Laï, Goethe, Arafat et Marylin!
LOL !
Et sur le site, cette fresque est "la peinture la plus fascinante" que l'on puisse voir, c'est évident!
Lien vers le site pour découvrir les personnages
.
Un de mes amis -parachutiste- (oui, drôle de fréquentation, c'est sûr!)
avant de... descendre, il faut bien monter, à la force des moteurs du transporteur qui vous envoie en l'air.
Que de symboles!
Il a envoyé cette très belle séquence d'air frais que je partage immédiatement avec bonheur:
"Partout où les Hommes avaient placé un mot, ils croyaient avoir fait une découverte."
Fr. Nietzsche, Aurore, paragraphe 47.
Vallée
Photographie Gérard Delacour(c)
Un spectacle de rue (Street Performance) conçu par Mahana Delacour à Londres
Expliqué et affiché sur son blog
.
La limite de mon vaste voyage, Europe d'activité, de fort des Halles, de solitude peuplée
J'ai mis trois heures à te parcourir, te traverser, pour revenir encore plus lentement
Vers le pont jeté si haut entre les rives des continents qui ne se séparent plus
Lumières bleuies des quais, des rives et des mosquées, tapis, trottoirs et chiens endormis
Limite infranchie d'une amitié d'enfance qui demeure, Istambul, constance qui passe comme marée va-et-vient
Album ISTAMBUL 1 (ouvrir le diaporama dans la colonne de gauche)
Photographies Gérard Delacour (c)
.
Voici la fine fleur des technologies avancées de "jeu".
Quelles sont les conséquences sociales et politiques du "plaisir" de "combattre" et de "gagner"?
Comme l'annonce le site de cette merveille : "De belles heures de fun en perspective" (sic)
Mettre le son, c'est une minute et 13 secondes de logiciel 3D architectural gâché par des zombies gesticulants et stupides qui s'entretuent:
René GHIL (1862 - 1925)
Un poème de René GHIL entendu ce matin :
Pour les Fagots du Four, antre
clair-vespéralement qui se voûte d'ors, où
cuire l'éternel pain rondi, même lors qu'entre
le rutilant soleil au signe des Gémeaux :
de matin, attaquèrent de serpes les haies
épointant aux gantelets leurs épines, où -
charpentes et timons de demain les Futaies
tressaillantes de hache,
sonores de loin
en loin et tors de lutte, les Hommes sonores
de hans ! qui, levant la tête dans l'alentour
terreux, long éraillé des grolles omnivores
prophétisaient aux Autres mi-apparus à
curer les Fossés limitrophes de la neige -
la neige moite aux semailles, la neige pour
ce soir...
Autres poèmes de René GHIL.