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"Les 8 portées de l'information"

Sur le repérage et l'extraction de l'information, du Savoir à la Connaissance
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"APPRENDRE COMME INVENTER, pour introduire le concept didactique d'insension"

Thèse de doctorat Sc. de l'Education - 2010
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Mardi 7 octobre 2014 2 07 /10 /Oct /2014 09:22

Quelle est cette question où certains veulent voir un problème (ce qui n'est pas la même chose)?

Voici la vidéo d'un débat pour éclairer les postures et les positions:

 

Emission "28 minutes" sur Arte le 30 septembre 2014 (donc... 28' de vidéo)

Débat entre

Edwy Plenel, journaliste, directeur de MEDIAPART

et

Alain Finkielkraut, écrivain, académicien

autour de l'identité française et l'Islam.

 

 

J'ai lu les deux livres indiqués, Alain FINKELKRAUT, "L'identité malheureuse" et Edwy PLENEL, "Pour les musulmans". Mon avis importe peu, je n'ai aucune légitimité pour prendre publiquement la parole.

Pour moi, il est impossible de vivre dans la haine, sauf à y trouver un plaisir tel -bien visiblement hystérique- que l'économie libidinale du Sujet s'y trouve enrichie davantage que par le plaisir que procure la pensée complexe.

La vision de la complexité, telle que décrite par exemple par Edgar MORIN, est la mienne et je la partage avec Edwy PLENEL.

 

 

Je rappelle que vos commentaires sont les bienvenus, mais... phénomène curieux : mes quelques "posts" sur les questions vives contemporaines ne provoquent AUCUNE réaction des lecteurs...

Pour ma part, je m'efforce de donner des informations, sans travestir mes idées car nul d'entre nous ne peut prétendre à l'objectivité, mais je veille à ne pas faire de ce blog une tribune assourdissante et partiale.

L'autocensure fonctionne donc bien dans ce pays, c'est un des signes du recul de la République démocratique.

 

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Par Gérard Delacour
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Dimanche 21 septembre 2014 7 21 /09 /Sep /2014 11:44

 

« Le manifeste de Beyrouth », par Samir Frangié, Farès Souaid, Mohamed Hussein Chamseddine et Saoud Al-Maoula, Le Monde, 22 juin 2004. Ce texte qui circule au Liban a été approuvé au moment de sa publication par 2000 personnes.


 

 

Nous avons connu toutes les guerres et cru que la violence pouvait être un levier du changement. Nous avons vécu toutes les ségrégations et nous avons imposé et subi toutes les purifications communautaires. Nous avons fait de la religion une identité milicienne et avons rejeté toutes les valeurs dont elle était porteuse. Nous avons recherché l’aide des autres dans les guerres et avons, de ce fait, abdiqué notre indépendance et notre souveraineté. Nous avons été finalement réduits au rang de simples instruments dans « la guerre des autres » sur le sol de notre patrie. Nous reconnaissons notre responsabilité commune, chrétiens et musulmans, dans la guerre qui a ravagé notre pays, et nous estimons que cette reconnaissance est la condition essentielle pour tirer les leçons de la guerre et ne pas être condamnés à répéter nos erreurs. Nous avons retenu la leçon même si elle nous a été enseignée au prix de nombreuses morts et destructions.


Nous savons aujourd’hui que la violence n’entraîne que la destruction et la mort et que chrétiens et musulmans sont désormais liés par un même destin, pour le meilleur et pour le pire. Nous pouvons en faire un destin d’ouverture et d’avenir si nous réhabilitons le modèle de convivialité en le libérant des pesanteurs communautaires et des querelles politiciennes, si nous comprenons que l’ouverture à l’autre ne doit pas se limiter au voisinage ou à la simple coexistence, si nous savons gérer les différences en ayant recours au dialogue et au compromis et si nous faisons face aux courants extrémistes. Par contre, si nous restons prisonniers du passé et que nous nous opposons sur les priorités nationales sans voir leur complémentarité, nous pouvons en faire un destin de déchéance.


Nous savons que notre indépendance et notre souveraineté dépendent de notre volonté de rester unis et de créer un État dont l’existence ne soit plus tributaire des changements régionaux et dont le fonctionnement ne soit plus en permanence entravé par les rivalités communautaires. Nous ne voulons plus continuer d’accepter de vivre dans la honte d’un État qui ne respecte pas l’accord qui a mis fin à la guerre, qui ne respecte pas les lois qu’il édicte, qui n’a de cesse de dénigrer notre histoire nationale, qui, pour justifier la tutelle qui nous est imposée, proclame que nous sommes incapables de nous gouverner. Nous ne voulons plus de la honte d’un État corrompu dont le fondement principal est la peur dans laquelle il maintient les Libanais par rapport à eux-mêmes et par rapport aux autres. Nous, Libanais de toutes les confessions et de toutes les régions, estimons que le changement est désormais possible parce que nous sommes aujourd’hui plus forts qu’hier parce que nous avons décidé de compter sur nous-mêmes, parce que nous considérons que ce qui nous lie est beaucoup plus important que ce qui nous divise, parce que nous avons compris que seul le respect du droit nous rend égaux, parce que nous pensons que nous pouvons vivre ensemble égaux et différents. Notre expérience et notre influence via la diaspora nous donnent une chance de contribuer à sortir le monde arabe de la stagnation au moment ou la communauté internationale cesse de soutenir les régimes forts et saisi l’importance du modèle démocratique consensuel libanais.


Nous voulons dire à la Syrie que nous ne voulons pas la combattre, mais nous voulons retrouver notre droit à disposer de nous-mêmes. Nous sommes solidaire de la Syrie, mais cette solidarité ne peut se faire tant que le Liban n’est pas reconnu et continue d’être instrumentalisé. Nous voulons parvenir à un compromis historique avec la Syrie.


Nous voulons dire à nos frères palestiniens que nous avons définitivement tourné la page de la guerre dont nous avons tous été victimes. Seul un Liban indépendant et souverain peut les aider à obtenir la reconnaissance de leurs droits nationaux, facteur essentiel de stabilité pour le Liban. Nous rejetons l’exploitation qui est faite de la présence des réfugiés palestiniens au Liban et nous demandons l’octroi aux réfugiés de leurs droits humanitaires. L’État doit, en accord avec l’Autorité palestinienne, exercer sa pleine souveraineté sur les camps palestiniens du Liban et la création d’un État indépendant en Palestine contribuera grandement à régler le problème des réfugiés au Liban.


Nous voulons dire à nos frères arabes que l’arabité ne peut servir de base à une complémentarité entre les pays arabes que si elle se fonde sur le respect mutuel, la reconnaissance du pluralisme, la liberté et l’ouverture sur le monde. Il faut prendre position contre les logiques d’affrontement. Nous nous sommes opposés à la guerre en Irak et nous œuvrons à la création d’un monde plus juste et équilibré. Nous refusons toute tutelle extérieure qui s’exercerait au nom des valeurs de la démocratie et des principes des droits de l’homme. Nous rejetons également toute vision qui, au nom du fondamentalisme religieux, s’approprie la vérité et divise le monde en deux camps antagonistes.


Parmi les signataires de ce texte figurent des personnes qui ont participé à la guerre du Liban, dans un camp ou dans l’autre, mais en ont tiré les enseignements, et d’autres qui ont subi la guerre sans la faire et qui sont aujourd’hui profondément déçues par les occasions manquées de l’après-guerre. Ce texte s’adresse à tous nos concitoyens pour engager avec eux un dialogue sur les thèmes contenus dans cet appel, et parvenir à lancer une nouvelle dynamique pour jeter les bases d’un « autre Liban » dans le cadre d’un « autre monde arabe ».

 

Opposant chrétien maronite à la présence syrienne au Liban, Samir Frangié est l’instigateur de l’appel de Beyrouth.

Farès Souaid est député libanais chrétien maronite et porte-parole de l’association Solide (Soutien aux Libanais détenus et exilés). Il est l’un des rédacteur de l’appel de Beyrouth.

Mohamed Hussein Chamseddine est membre du Congrès permanent du dialogue libanais. Il est l’un des rédacteur de l’appel de Beyrouth.

Saoud Al-Maoula est membre du Comité arabe de dialogue islamo-chrétien, tous deux musulmans chiites. Il est l’un des rédacteur de l’appel de Beyrouth.

 

 

(Sources: Le Monde, Réseau Voltaire, Manifeste des Libertés)

Le Monde (France)
Diffusé à 400 000 exemplaires, Le Monde est le quotidien phare d’un vaste groupe de presse français comprenant des quotidiens régionaux (Le Midi libre, L’Aveyronnais, etc.), des revues catholiques (Télérama, la Vie, Le Monde des religions, etc.), des revues culturelles (Notre histoire, Les Cahiers du cinéma, etc.), des publications pour le jeunesse (Papoum, P’tites princesses, etc.) et des revues de politique étrangère (Le Monde diplomatique, Courrier international).

 

 

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Par Gérard Delacour
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Samedi 20 septembre 2014 6 20 /09 /Sep /2014 10:04

Mahana Delacour propose des "nourritures sculptées".

Les sources de son inspiration sont multiples : cultures asiatiques, musiques, oeuvres peintes, dessins, volumes...

 

La relation entre la scénographie, le "offrir-là" excitant nos papilles, et la (re)présentation de ces nourritures est au coeur de sa recherche artistique.

 

C'est beau, c'est bon, c'est jouissif, c'est consommable en sérénité, tout ce qu'il faut, quoi...!

 

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Fruits de Bali délicieux, le quotidien ordinaire redessiné par m-a-h-a-n-a (photo MahanaDelacour©)

 

 

En voir davantage sur le blog de m-a-h-a-n-a

 


 

Mahana Delacour, artiste du groupe "YouAreHere2014"


Qu'est-ce que "YouAreHere2014"?

You Are Here is an experience-based art project that will take place at Kingsgate Gallery and independent shops, cafes and public spaces along Kilburn High Road during October and November 2014.
 
Organised by Camden Arts Centre’s Front of House Volunteers, this project is supported by Camden Arts Centre and Kingsgate Workshops Trust and aims to develop and nurture young artists, curators, art educators and administrators of the future.
En voir davantage sur YouAreHere2014
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Par Gérard Delacour
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Samedi 6 septembre 2014 6 06 /09 /Sep /2014 10:40

"BabyX is a live interactive model who can see and hear"

C'est ce qu'annonce le titre de la séquence vidéo ci-dessous qui est censée montrer une séance expérimentale entre un "bébé" et un "expert".

 

 

La sociétaire spectaculaire-marchande frappe encore.

Regardons d'abord cette séquence ensemble, si vous ne l'avez déjà vue ces jours-ci, relayée par des medias stupides et hébétés, mais avant tout incompétents.

Cette séquence de moins de deux minutes montre un bébé un peu bizarre à qui le présentateur parle comme à un petit chien...

 

BabyX First Words from Lab for Animate Technologies on Vimeo.


 

Tout est mensonge dans cette présentation. Et voici pourquoi.

Reprenons la phrase et détaillons-là.


"BabyX is a live interactive model..."

 

Le titre: "BabyX First Words". Il ne s'agit pas d'un "bébé" qui prononcerait "ses premiers mots" (First Words) mais d'une synthétisation vocale, comme cela existe depuis des décennies dans nos ordinateurs. La SNCF fait cela très bien en assemblant des annonces de trains dans les gares (vous savez, la voix féminine sur les quais).

"Animate Technologies": ces logiciels ont été écrits par cette société pour montrer des animations à partir d'un certain nombre d'éléments finis. Les dessins animés par ordinateur font très bien cela depuis des années.

Un "modèle interactif" signifie un programme, un exemple, une séquence informatisée (texte, image et/ou son) qui propose un résultat. Le mot "live" est scandaleux car rien n'est "vivant" là-dedans. Live ne signifie pas "en direct" ici mais tente d'établir une confusion entre l'image dessinée d'un bébé —dont on peut d'ailleurs discuter l'apparence, yeux larmoyants, aspect de la peau, expressions bizarrement tristes et gaies à la fois, mimiques— et ce que serait un bébé vivant, bien humain.

"Interactivité" signifie qu'il y a demande d'un côté, réponse de l'autre. Mais interactivité ne doit pas être confondu avec "interaction" comme entre deux êtres humains qui utilisent leur pensée. L'interactivité est la simple mise en correspondance de signes émis par l'expert et reconnus par le logiciel qui en possède les caractéristiques dans sa bibliothèque (comme une liste avec les instructions de ce qu'il faut faire lorsque telle ligne est reconnue).



"...who can see and hear"

En aucun cas il n'est question pour un ordinateur ni "d'entendre" ni de "voir", mais de recevoir des sons par le micro et des images par le capteur de la camera. L'approximation et le glissement de langage est à la base de la supercherie.

On n'a jamais dit qu'un magnétophone "entend" ni qu'un appareil photo "voit" quoi que ce soit...

On voudrait donc évoquer l'interprétation des sons et des images. Mais ici aussi il n'existe aucune interprétation de type humain, c'est-à-dire sémantique (qui porte sur le sens et son interprétation), mais seulement de programme informatisé de mise en correspondance d'images et de sons reconnus ou pas par la liste présente dans le programme. Le programme informatique ne crée jamais aucun sens nouveau, aucune interprétation nouvelle, n'imagine jamais rien (voir note). Il calcule, il combine des éléments entre eux et les présente sous une forme qui a été, elle aussi, programmée par les informaticiens. Ce peut être de simples chiffres mais aussi des dessins animés ou de la voix de synthèse.


 

Rien n'étant comme annoncé, pourquoi parler de "robot intelligent"?


Prenons quelques instants pour décortiquer le scénario: on a choisi un bébé. En effet, montrer un bébé permet d'attendrir et aussi de faire passer les approximations d'attitude, ainsi que le peu de richesse d'éléments présents dans cette expérience. peu d'attitudes, peu de réactions.


Le petit livre que l'opérateur présente devant l'écran, c'est-à-dire montré à une camera placée dans l'axe de l'écran, en face de lui, est composé de quelques mots écrits en gros caractères d'imprimerie et d'images qui sont présentées comme à "regarder" ou "à lire" par le robot. En fait, rien de tel. La camera prend l'image qu'on lui présente de face. La reconnaissance de formes (et non de sens ou de concept) est un ensemble de technologies bien connues. Cela consiste à comparer des éléments captés par la camera avec les éléments déjà repertoriés par le logiciel. L'informatique, ce sont des lignes de calculs programmés et en aucun cas ni une action de "réfléchir" ni de "penser".


 On voit bien l'opérateur bouger le petit livre à hauteur de la camera comme s'il le montrait au "bébé". Mais il bouge un peu, et on peut même remarquer qu'il le fait volontairement. Pourquoi? Parce que lorsque l'image n'est pas bien centrée, les critères de reconnaissance ne sont pas activés. Alors on a programmé que dans ce cas le logiciel d'animation envoie des séquences aléatoires prélevées dans une bibliothèque de plusieurs attitudes, rejet, désintéressement, moue, sourire, etc... L'expert se permet alors une comédie: il "appelle" le bébé" comme pour capter son attention. Là aussi le programme réagit à certains mots et fait tourner la tête dans l'axe central, jusqu'à ce que la camera ait opéré la reconnaissance d'image, aussi bien pour les dessins que pour les mots. Je peux, sans crainte d'être attaqué pour diffamation par les responsables de ce programme, dire qu'il s'agit d'un exercice d'illusion donc d'un trucage d'apparence, renforcé par les mots "vivant", "entendre", "voir", "bébé", etc. pour opérer un glissement conceptuel dans la tête du spectateur.

 

La reconnaissance est un procédé qui demande de la programmation à partir d'un principe simple: un logiciel de reconnaissance de formes est fondé sur l'analyse et la compilation déductive de critères dont il est renseigné par les programmateurs. C'est ainsi qu'un visage humain peut être détecté par votre appareil photo, le logiciel vous reconnait et propose même votre nom sur de nouvelles photos si vous l'avez fourni au départ. C'est ainsi que votre console de jeu (WII ou autre marque) vous incruste dans un paysage qui se trouve sur l'écran de votre télévision.

 

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Je suis en colère, mais patient. En colère parce que l'escroquerie envahit le monde de l'instruction (Education nationale) en faisant croire qu'il vaudrait mieux l'ordinateur que la relation subjective à un prof, pour apprendre! Avec des buts uniquement mercantiles, bien entendu: le "marché mondial de l'Education".

 Il faudra bien arrêter de se moquer du monde, arrêter le "twining" de la réalité pour la planquer sous des habillages seulement esthétiques. Du moins est-ce là la meilleure part: le travail des graphistes et des informaticiens qui programment des logiciels de reconnaissance de formes. Spectaculaire? Certains jeux le sont bien davantages, certains films aussi! Marchand? Certainement. Se faire remarquer et tenter de vendre sa salade au prix du caviar, avec des budgets de "développement à l'innovation virtuelle" payés par les contribuables. Que les informaticiens s'amusent, pourquoi pas, j'aime bien les dessins animés et l'illusionisme. Mais ce bébé, franchement, il n'est même pas vraiment marrant, à peine sympa!...

 

Je suis prêt à répondre et à expliquer comment fonctionne un programme informatique. Je le fais régulièrement dans des conférences et colloques où je me trouve confronté à des informaticiens qui osent parler d'intelligence artificielle (ou IA). Il est très facile de comprendre ce qu'est réellement le langage binaire et ce qu'il peut permettre ou pas. Gardons cette découverte merveilleuse qu'est l'informatique (ce blog n'existerait pas...) pour ce qu'elle permet mais pas pour la "pensée" ni le "sens", encore moins "l'intelligence". Depuis 1948, naïveté et escroquerie sont les deux pôles de développement de la supercherie appelée "intelligence artificielle". Ce n'est pas moi qui l'ai dit mais... WIENER, le père de la cybernétique.

 

 

 

(note)
Pourquoi? Parce que la pensée créative/inductive de l'esprit humain ne peut être décrite sous forme d'algorithmes. Là aussi il est très facile d'expliquer en détails ce que cela signifie et quelles en sont les conséquences. Je ne suis pas informaticien, seulement philosophe avec une formation à la logique. Cela m'a aidé à comprendre ce que dit Aristote sur les facultés de l'esprit, et pourquoi il ne faut pas confonde déduction, induction, abduction, etc.

 

illu retour du chat

Le dessin de Philippe Geluck : il avait accepté de me vendre les droits d'utilisation de ce très subtil "chat" pour illustrer mes premiers programmes de formation sur ordinateur, en 2001.


 

Pour avancer un peu, on peut déjà lire ce bon WIKI.

Et posez-moi des questions, j'y réponds bien volontiers.

 

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Par Gérard Delacour
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Jeudi 4 septembre 2014 4 04 /09 /Sep /2014 16:30

La théorie du genre, ça n'existe pas.

Cela existe seulement pour ses détracteurs! Absurdité que celle de contester quelque chose qui n'existe pas... pour le faire exister malgré tout!

 

Ce que j'en pense:
Il est clair que la "théorie du genre" est une perversité intellectuelle des ultraconservateurs étatsuniens, reprise en coeur par les intégristes catholiques européens...

 

 

Voici un résumé en quelques lignes, donné par le journal Le Monde (26 février 2014)

 

1. La théorie du genre, c'est quoi ?

La « théorie du genre » est avant tout une invention de ses détracteurs.

Ce qui existe, ce sont les « gender studies », venues des Etats-Unis. Un champ d'études universitaires né dans les années 1960, en parallèle du développement du féminisme. Son propos : étudier la manière dont la société associe des rôles à chaque sexe. Exemples : « pourquoi les hommes font moins le ménage », « pourquoi une femme mécanicienne ou un homme sage-femme paraissent insolites », etc.

L'un des postulats de ces études était de distinguer le « genre », la construction sociale (les filles aiment le rose, les garçons le bleu) du sexe physique. D'où le recours croissant à l'utilisation du terme « genre », par exemple pour dénoncer les « stéréotypes de genre ».

Ce qui n'existe pas : Mais il n'y a pas de « théorie » au sens idéologique ou scientifique du terme, pas de programme secret ou caché visant à « manipuler » les enfants.

 

2. Pourquoi dit-on qu'elle est « enseignée dans les écoles » ?

La dénonciation des dangers de la « théorie du genre » n'est pas neuve : dès 2011, la sphère catholique traditionaliste partait en guerre contre l'introduction de cette notion de « genres » dans les manuels de Sciences de la vie et de la Terre (SVT) de première. En réalité, ce fantasme d'une « idéologie du genre » est venu des Etats-Unis et des groupes ultraconservateurs, qui ont inspiré leurs homologues en Europe. En réalité, la loi prévoit l'enseignement de l'égalité homme-femme à l'école depuis 1989, et des cours d'éducation sexuelle sont prévus à l'école depuis une loi de 2001.

On n'enseigne donc aucune « théorie du genre » dans les écoles, même si des réflexions sont menées autour des questions d'égalité homme-femme par nombre d'acteurs, dont les syndicats. Les « anti » citent ainsi régulièrement une étude du syndicat Snuipp sur la question, en général sans préciser qu'il s'agit d'une réflexion syndicale et pas du programme officiel.

 

3. Qu'est ce que les « ABCD de l'égalité » ?

C'est la nouveauté de l'année 2013 : l'éducation nationale teste, dans 600 classes de 275 écoles, de la maternelle au CM2, des séquences pédagogiques sur les questions d'égalité homme-femme, les « ABCD de l'égalité ». Ils ne parlent pas de sexualité et donc encore moins d'homosexualité. Ils consistent en des séries d'exercices et d'activités destinés à interroger sur les rôles masculin et féminin en société : pourquoi les filles jouent à la poupée et les garçons au ballon, etc.

 

 

 

Voici en 1'58" la réponse de Najat Vallaud-Belkacem —vous savez..., la "provocation"!—, à l'accusation d'être une "idéologue de la théorie du genre" (déclaré ce jeudi 4 septembre par Henri Guaino):

 

 

 

 

Pour approfondir si vous le souhaitez (Le Monde):

Cinq intox sur la « théorie du genre »

Masculin-féminin : cinq idées reçues sur les études de genre

L' « ABCD de l'égalité », au cœur de la polémique sur la « théorie du genre »

 

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Par Gérard Delacour
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Lundi 1 septembre 2014 1 01 /09 /Sep /2014 09:39

 

Un montage de deux minutes pour commencer septembre 2014, une vidéo réalisée par des étudiants.

 

En le regardant à différentes reprises, voyons-nous des images différentes?

 

 

 

L'histoire des événements connus de l'Humanité (2'10"):

 

 

 

Source : http://marcbrecy.perso.neuf.fr/history.html

 

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Par Gérard Delacour
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Jeudi 28 août 2014 4 28 /08 /Août /2014 19:01

 

 

Ma très chère cousine,[1].

 

Je souhaite avec toi un débat documenté sur la question israélo-palestinienne.

Pour cela, je me positionne d’abord : tu sais que je suis concerné très personnellement par « la question juive », ni seulement à cause de notre arrière grand-père Abraham, le religieux de la famille S. parti mourir en « terre sainte » en 1923 et devenu citoyen palestinien, ni à cause du meurtre de mes grands-parents Albert et Esther en mars 1944 à Birkenau-Auschwitz II. Je le suis au nom de l’universalité existentialiste[2] dont je me réclame. Je ne suis pas juif comme tu l’es, de même que je ne suis plus catholique, ayant renié mon éducation chrétienne pour affirmer ma laïcité, seul système politique et social qui organise la coexistence de toutes les croyances, religions et philosophies, du moins celles qui acceptent la réciprocité.

 

L’état d’Israël est une réalité qui ne peut pas et ne doit pas être contestée, pas plus ni moins que la Palestine et ses populations. Or l’état d’Israël est composé d’une mosaïque de peuples et de cultures, et très peu savent qu’il n’existe pas de «citoyenneté israélienne» (SAND, Shlomo, 2008). C’est l’«origine ethnique» qui doit obligatoirement apparaître sur la carte d’identité israélienne, et on peut y voir par exemple les désignations suivantes : juif, arabe, bouddhiste, druze, russe, géorgien, birman, inconnu (sic)… Ainsi, plus de 130 «nationalités» mélangées avec des provenances ethniques et/ou religions, sont répertoriées par le Ministère de l’Intérieur israélien qui n’accepte pas de reconnaître une nationalité israélienne sur les papiers d’identité ! Il existe ainsi deux lois : d’une part, selon l’appartenance à l’état d’Israël avec vos origines et d’autre part, selon le droit au retour, uniquement pour les juifs. C’est là une discrimination civile et religieuse injustifiable pour un état démocratique, un véritable apartheid. Imaginons les réactions si en France la carte d’identité devait porter mention de la religion et/ou de l’origine ethnique pour accéder à différents droits[3] ! Il s’agit d’une discrimination dont on peut imaginer ce qu’elle signifie au quotidien pour les non-juifs et notamment pour les 20% d’origine arabe qui sont citoyens israéliens. Uzzi ORNAN, israélien né à Jérusalem en 1923, de parents immigrés en Palestine en 1919, professeur de linguistique, a été débouté par le Tribunal de sa demande de voir porter sur ses papiers d’identité « nationalité israélienne ». Cette nationalité, on en parle « seulement à l’étranger », comme le dit un journaliste du journal Yedioth Aharonoth.

Je ne suis ni antisémite, —je crains d’avoir à le réaffirmer ?!—, ni antijudaïque comme je l’entends parfois. Je suis antisioniste et je milite contre les politiques extrêmes qui sont pratiquement toujours liées aux intégrismes religieux, aux politiques d’exclusion et d’apartheid officiel commis au nom de la « sécurité intérieure », quels qu’en soient les auteurs. Pour résumer, je crois en la nécessité réaffirmée d’un État d’Israël et en même temps en la nécessité de reconnaître la réalité de la situation, pour changer radicalement les politiques menées de part et d’autres par les belligérants afin de mener à une paix et une reconnaissance durables dans la région. Par quelle prise de conscience faut-il commencer ?

 

Voici la réalité de la Palestine, depuis 1946 (Protectorat anglais) jusqu’à aujourd’hui, analysée à partir de faits historiques incontestables. Cette carte en rend parfaitement compte :

 

  palest1.png

 

On voit à l’évidence que Israël est en position de conquête permanente sur le territoire (couleur verte) palestinien, jusqu’à le réduire totalement à son profit, par pure et simple annexion[4]. Les territoires palestiniens ne sont pas seulement occupés militairement, ils le sont aussi civilement par l’installation de populations juives très souvent ultrareligieuses très militantes qui construisent des villages entiers sur les ruines des bombardements et/ou démolitions. En se débarrassant des nids de terroristes palestiniens, l’état d’Israël prétend accroître sa sécurité alors que le bétonnage des zones « nettoyées » ne peut qu’augmenter la fureur et le désir de vengeance des populations civiles arabes exacerbées de leur côté par des factions armées qui les poussent à la révolte et au crime sur les civils juifs.

Qui peut encore croire, en voyant ces cartes, que Israël souhaiterait deux pays dans la région ?!

Les populations palestiniennes, majoritairement arabes, sont déplacées et concentrées (camps et zones). Les attentats se confondent avec les révoltes populaires. Le feu est bien entendu alimenté par les différentes factions qui sont ennemies irréductibles des juifs. Le terrorisme est l’outil de mise en cause permanente d’Israël par ses ennemis que sont l’OLP, le Fatah, le Jihad islamique de Palestine, le Hamas, le FPLP, le FDLP et les Brigades des martyrs d’Al-Aqsa. Mais il existe un amalgame entre les justes revendications des palestiniens envahis et les terroristes, ce qui convient finalement à toutes les parties belligérantes. Les guerres et interventions de l’armée israélienne sont toujours des « réponses » à ce terrorisme. Il faut bien qu’Israël se défende, c’est ce qui sert de fondation à sa position.


Voyons maintenant les désinformations, toujours sous forme de cartes historiques.

Pourquoi la carte suivante est-elle mensongère ?

 

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En effet, les hachures beiges et vertes de la « Palestine mandataire avant 1948 » ne correspondent à rien de réel. Cette représentation incite à faire croire que la même couleur beige représenterait une inter-pénétration de l’espace « hébreu d’origine » et de la Palestine. En fait, la Palestine était l’ENSEMBLE du territoire, avec quelques colonies juives, l’inverse d’aujourd’hui !

En fait la réalité commence avec la carte n°2, celle du partage imposé par l’ONU, et qui est la cause principale de la guerre, la Palestine étant alors partagée en 3 !

Après la guerre des 6 jours, la Palestine est partagée en 2 (carte n°3), et la carte ne mentionne pas que la partie de couleur verte est occupée militairement par Israël.

Aujourd’hui, on ne parle plus de Palestine mais de « territoires palestiniens » au pluriel, et cette mosaïque est le résultat du travail de conquête, kilomètre par kilomètre, de l’envahisseur. Car il s’agit bien de cela : au nom de la nécessité sécuritaire, notion qui n’est pas discutable en soi, les gouvernements israéliens ont mené des politiques de conquête territoriales qui sont des annexions pures et simples de terres palestiniennes. Et cela se fait avec l’appui et la caution des factions religieuses intégristes juives qui envoient leurs colons occuper physiquement les morceaux de terrains conquis, sur lesquels ils s’empressent de construire des habitations fortifiées et protégées par l’armée. J’y suis, j’y reste, est le mot d’ordre. L’évidence des faits montre que ces conquêtes guerrières, sous prétexte de retrouver une terre ancestrale, se font par la négation et la destruction des maisons de familles, qu’elles abritent ou pas des terroristes (qui, eux, se nomment « résistants »). La vengeance éternelle est enseignée aux bébés palestiniens dans leurs biberons…

Je veux être très clair : imaginons simplement d’inverser les positions. Que dirait n’importe quel autre peuple dont le territoire aurait été ainsi envahi ?! Comique ? Non, ce n’est pas si drôle d’imaginer les terribles souffrances des civils et des jeunes femmes et hommes enrôlés militairement, quels qu’ils soient !?


Et on peut encore pousser plus loin la désinformation. En effet, la carte suivante est présentée comme celle des « concessions territoriales d’Israël pour la paix » (sic) Le titre et la légende utilisent le mot « land » et ensuite chaque cartouche parle de « controlled areas ».

 

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La légende dit textuellement : « Toute la terre qu’Israël a concédée l’a été pour la poursuite de la paix ». La couleur rouge de la 3e carte signifierait que Israël a concédé de ne plus contrôler des morceaux de SON territoire (présenté en bleu). Heureusement, les dates indiquent la supercherie : 1967, donc APRÈS la guerre de conquête totale en 6 jours de l’ensemble du territoire palestinien. La carte du milieu n’indique aucune légende pour les traits noirs qui représentent en fait les territoires palestiniens. Les morceaux de couleur rouge de la carte de droite seraient des terres cédées aux palestiniens, alors que la réalité est que ces territoires en rouge sont les miettes, en 2011, des espaces envahis peu à peu, à chaque fois qu’une action, une violence, une révolte, un meurtre, un attentat en fournit l’occasion à Israël. Il ne s’agit pas de nier que tout citoyen israélien, quel qu’il soit, juif ou pas, a droit à la paix totale et à la sécurité de sa vie. Mais comment en trouver la solution dans un tel contexte où la politique d’anéantissement menée par les gouvernements et l’armée israélienne ne peuvent avoir pour effet que son contraire : de plus en plus de terrorisme, de plus en plus de violence, de vengeance transmise de générations en générations, et ce, de part et d’autre ?! Il faut donc un changement radical de politique, ce qui ne sera possible qu’en analysant très clairement les raisons pour lesquelles la situation actuelle perdure. Il est vain de faire croire que c’est parce que « les palestiniens ne veulent pas cesser les violences et les meurtres…, il faut bien que Israël se défende… »

Les partisans d’Israël, notamment en France, sont soit d’accord avec cette politique d’invasion guerrière, soit totalement désinformés par la propagande israélo-américaine, sans entrer ici dans un autre développement qui nous amènerait à examiner la position des grandes puissances qui font partie du décor quotidien des événements au Moyen Orient.

 

Je n’ai pas oublié que Yasser ARAFAT (Abbou AMMAR) s’est fait, depuis sa position de leader du Fatah puis à l’Organisation de la Libération de la Palestine, avec l’aide des soviétiques, le chantre du monde arabe pour le rejet et la disparition totale des juifs « en les rejetant à la mer jusqu’au dernier », disait-il. Aujourd'hui, des actions gravement meurtrières continuent contre les citoyens israéliens. Inadmissible, cette position extrémiste et terroriste avérée prouve que ni d’un côté ni de l’autre, les politiques n’ont jamais souhaité la paix véritable ni un vrai partage[5] —imaginant que ce partage soit possible à la suite des décisions de l’ONU, via la Grande-Bretagne— d’un territoire qui était devenu la Palestine au cours de nombreux siècles et dont l’histoire religieuse confuse a été révisée d’un seul coup… En effet, les juifs ne peuvent être purement et simplement confondus avec les Hébreux, les communautés juives dispersées dans le monde sont, comme on le sait, très différentes les unes des autres. Terrain de la guerre froide à la suite de Yalta, la guerre au Proche-Orient oublie les populations civiles, quelles qu’elles soient.

Israël compte de nombreux citoyens opposants aux agissements de son armée et aux décisions politico-religieuses de ses gouvernants. A chaque attentat, Israël dit «répondre», ce qui semble juste à ses partisans puisque plus personne ne se souvient de l’origine des conflits. Israël répond par une précipitation armée vers un morceau de territoire palestinien, dernièrement Gaza. Et le même scénario se reproduit : fort de ses intégristes religieux juifs, le gouvernement israélien les autorisent à construire immédiatement des habitations. Ce bétonnage du territoire occupé par des fanatiques armés installe un fait accompli : chaque mètre nouvellement gagné fait disparaître peu à peu l’ancienne Palestine qui n’a plus aucune chance d’exister comme pays indépendant. Qui peut donc croire dans ces conditions que les conflits puissent s’arrêter ? Qui peut croire surtout qu’en même temps que ces agissements, Israël puisse sincèrement parler de «négociations de paix»  puisque, très cyniquement, chaque action terroriste contre l’état d'Israël lui permet de poursuivre le plus vite possible sa carte « sans couleur verte » !...

 

Ma tentative d’analyse ne souffre aucune accusation d’antisémitisme ni d’antijudaïsme. Elle est antisioniste, le sionisme étant ce mouvement d’extrême-droite, né au XIXe siècle avec notamment Theodor Herzl (1860-1904), prêt à justifier par tous les moyens, y compris par le révisionnisme historique, que la terre de Palestine appartiendrait aux sionistes, les fils de Sion… Je pense pour ma part que « Le juif n’est pas une essence, c’est une grande religion. » (SAND, Schlomo, 2008). Pour des solutions durables, il faut avant tout dé-sioniser l’État d’Israël.

 

Ton BKass1, juillet-août 2014, Bali, Aulnay.

 

 

Références et bibliographie :

  - HERZL, Theodor (1896) Der Judenstaat (L'Etat des Juifs)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Theodor_Herzl#cite_note-2

http://fr.wikipedia.org/wiki/Der_Judenstaat

·       - SAND, Shlomo (2008) Comment le peuple juif fut inventé. Paris : Éditions Fayard.
ISBN 978-2-213-63778-5.

·       - SAND, Shlomo (2012) Comment la terre d’Israël fut inventée : De la terre sainte à la mère patrie. Paris : Flammarion. ISBN 978-2-081-27846-4. 

·       - Déclaration Balfour (1917)
http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9claration_Balfour_de_1917

·       - Le sionisme
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sionisme

·       - Point de vue israélien d’opposition (problème de l’identité)
http://www.info-palestine.net/spip.php?article8490

·       - Intervention de Charles de Gaulle, conférence de presse du 27 novembre 1967
http://www.gerarddelacour.com/article-de-gaulle-antisemite-antijudaique-ou-antisioniste-124289789.html



[1] Nos grand-mères étaient sœurs, filles d’Abraham, devenu citoyen palestinien en 1923, comme l’atteste sa carte d’identité en ma possession (une longue histoire !...)

[2] Au sens sartrien : rien ne ce qui est humain ne m’est étranger, ce qui concerne un Homme sur la planète me concerne et m’engage, chacun de mes agissements est en relation avec le destin de l’Humanité (Relire Jean-Paul SARTRE : « L’existentialisme est un humanisme ».)

[3] C’est une partie du programme du Front National de J.M.Lepen.

[4] Conférence de presse du Président de la République française Charles de Gaulle, le 27 novembre 1967. Voir extrait de la conférence :
http://www.gerarddelacour.com/article-de-gaulle-antisemite-antijudaique-ou-antisioniste-124289789.html

[5] Il ne faut pas oublier que l’assassinat en public du Président Isaac Rabin a été le fait d’un  extrémiste religieux juif.

Par Gérard Delacour
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Lundi 18 août 2014 1 18 /08 /Août /2014 08:56

40 ans dédiés à la formation, en ce jour anniversaire, cela se fête!


Voici une vidéo empruntée en exemple à un site qui offre des centaines de petites démonstrations utiles, du même genre pratique...

Ce n'est pas de la formation car il faut se débrouiller seul pour comprendre, mais c'est instructif, drôle et sympathique!


"Attendez-vous à savoir comment on enfile un suppositoire... La majorité de mes chers auditeurs et de mes très chères auditrices vont apprendre quelque chose " aurait dit Geneviève Tabouis (1892-1985)

 

A vos commentaires, ensuite!

 

 

 

Source : l'excellent site PRATIKS

 

 

 

En hommage à Geneviève TABOUIS, en hommage à toute connaissance bien digérée: 

Le Sommet de Dublin par Geneviève Tabouis (RTL, 2 décembre 1975)

Les discussions sont tendues lors du sommet européen de Dublin les 10 et 11 mars 1975. Le Royaume-Uni s'oppose aux huit autres membres des Communautés européennes en demandant la renégociation de ses conditions d'adhésion.
Le Sommet de Dublin par Geneviève Tabouis (RTL, 2 décembre 1975)
Cliquer sur les photos ou ici, pour entendre (3'40")
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D'autres "nouvelles de demain" de Geneviève Tabouis? (38 secondes)

 

 

 

 

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Par Gérard Delacour
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Mercredi 13 août 2014 3 13 /08 /Août /2014 18:24

L'iranienne Maryam Mirzakhani reçoit la médaille Fields, "le prix Nobel" des mathématiques.

 

 

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Tout le monde en parle (cliquer pour voir les sites),

même ceux qui n'auraient pas voulu...

 

 

 

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Mon choix:

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Par Gérard Delacour
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Dimanche 10 août 2014 7 10 /08 /Août /2014 16:38

 

 

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Photographie GérardDelacour©2014


 

Percé du bruit de l’Autre

Je dresse mon menton

Attendant cette attaque

Blessure qui ne vient pas.

 

Trahison invisible

Comme les baisers passés

Une voix venue si loin

Je ne reconnais rien.

 

La note passée défaille

Cette tristesse, comble,

Elle est claire et limpide

Elle noie toute présence.

 

Non pas ressentir.

Tout est plat comme

Juste après le coup,

Celui dont on meurt.

 

 

 

 

Gérard Delacour© août 2014

 

 

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Par Gérard Delacour
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Mercredi 6 août 2014 3 06 /08 /Août /2014 09:55

VIDEO LIVE - Quand Rosetta rencontre sa comète

Dans trois mois, Philaé se posera sur la comète Churyoumov-Guérasimenko (illustration).

© CNES - 2014 / DUCROS David

 

Au terme d’un voyage de 10 ans, la sonde spatiale européenne Rosetta doit se mettre ce mercredi en orbite autour de la comète Churyoumov-Guérasimenko.

 

Le chemin a été long : 6,5 milliards de kilomètres depuis 2004, depuis que la sonde européenne a été lancée par la fusée Ariane. Aujourd’hui, Rosetta commence la première partie d’une mission qui durera 18 mois : se rapprocher de la comète Churyoumov-Guérasimenko, réduire l’écart de 100 à 10 km, et calquer sa vitesse sur celle de sa compagne. Pendant ce temps, elle procèdera à la collecte de toutes les données possibles et imaginables.

 

►►► ALLER PLUS LOIN | La chimiste Christelle Briois, spécialiste de l’étude des comètes au sein du laboratoire du CNRS à Orléans, est l'invitée de Bruno Duvic à 7h50


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CE MERCREDI 6 AOUT 2014
EN DIRECT A PARTIR DE 10H : suivre la mise en orbite de Rosetta (jusqu'à 14h30)
Watch live streaming video from eurospaceagency at livestream.com

 

 

 

La trajectoire de la sonde Rosetta © CNES - 2014 / Michel Regy

 

 

11 novembre 2014 : 2e partie de la mission

C’est à cette date que la sonde larguera Philaé, un petit atterrisseur qui se posera sur la comète. C’est une première et ça risque de ne pas être une mince affaire. Xavier Pénaud, médiateur à la cité de l’espace : « Ce n’est pas facile de se poser sur une comète qui est en train de tourner autour du soleil, dont on ne connaît pas vraiment la texture de surface. Est-ce que c’est dur ? Est-ce qu’il y a une croûte ? »

 

Le défi de Philae, expliqué à Sohie Bécherel par Xavier Pénaud, de la cité de l’espace:

 

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Le but de la mission 

Approcher la comète, sur une longue période. Des passages près des comètes, à quelques centaines de kilomètres, ont déjà été effectués, mais à des vitesses bien supérieures, autour de 100.000 km/h. On ne pouvait l’observer que pendant quelques minutes.

 

Observer la matière de la comète, au fur et à mesure qu’elle s’approche du soleil. Pour comprendre notamment le processus du dégazage.

 

Essayer de découvrir des molécules complexes dans le sol de la comète. C’est Philae, qui est chargé d’étudier la composition chimique de la comète.

 

Les objectifs scientifiques, résumés par Philippe Gaudon, responsable de mission au CNES, le Centre National d’Etudes Spatiales.

 

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Pourquoi étudier les comètes ?

« On a compris que ce sont des indicateurs des origines de notre système solaire », explique Chantal Levasseur-Regourd, astrophysicienne, professeur honoraire à l’université Pierre et Marie Curie, et spécialiste des comètes.

 

Ce sont presque des fossiles. [..] Toutes ces comètes se sont formées à l’origine du système solaire et ont été stockées aux confins du système solaire.


 

 

 

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Source : site de FRANCE INTER, Oanna Favennec, Sophie Bécherel | 06 Août 2014 à 05:00
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Par Gérard Delacour
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Dimanche 3 août 2014 7 03 /08 /Août /2014 11:38

 

"Tout se tient dans le monde d'aujourd'hui" dit Charles de Gaulle, lors de sa conférence de presse ce 27 novembre 1967, au cours de sa réponse aux questions sur l'état du conflit au Moyen-Orient.

Six mois après la guerre des 6 jours, de Gaulle nous soumet une analyse historico-politique et géostratégique en 14 minutes qui me permet, personnellement, d'éclairer ma propre vision de "Gaza 3", drame bien actuel, 47 ans après.

 

Alors, suis-je antisémite? Anti-judaïque? Antisioniste?

L'histoire complexe et riche de ma propre grande famille m'a donné, avec mes recherches continuées depuis les années 1970, des réponses laïques très satisfaisantes. Je les considère comme telles, quoiqu'on puisse me le reprocher pour être renforcées par l'analyse de Charles de Gaulle!

 

Ecartons les épithètes à l'emporte-pièce, refusons les "anti-" adjectivés. Nos pseudo-intellos, BHL, Finkelkraut, Onfray, n'utilisent la langue française que sur ce mode zapé. Une simple désignation serait pour eux une construction, un jugement, une certitude, une explication! Les analyses fatiguent! (Avez-vous la force d'écouter de Gaulle pendant 14 minutes?). Nous sommes fatigués, c'est de cela qu'il s'agit, fatigués de la réalité.

 

Comme je suis en pleine forme, bien reposé, je pense donc tous mes lecteurs capables de l'être autant que moi. Voici ce très intéressant moment de parole approfondie:

 

Conférence de presse, Palais de l'Elysée, 14'47

Charles de Gaulle, président de la République Française, 27 novembre 1967

 

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Par Gérard Delacour
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Mercredi 30 juillet 2014 3 30 /07 /Juil /2014 19:20

Rejet et racisme planétaire, le Samaritain est toujours l'étranger qui dérange le Judéen.

Pour bien comprendre et revenir sur la fameuse parabole, que j'affectionne tant pour sa subtilité, on peut vérifier dans le texte que le "bon" Samaritain est en effet le seul à porter secours au blessé laissé sur le bord de la route par les passants, prêtres, lévites et autres voyageurs. Le PROCHAIN, le proche, c'est ce Samaritain tant décrié, rejeté, immigré de Samarie vers la Judée... C'est bien le Samaritain qui donne son manteau et paye l'hotellerie où il a porté le blessé du fossé.

 

Cela n'empêche nullement de continuer à ostraciser, à désigner, à découper, à catégoriser.

Il y en a marre, plus que marre.

Marre que les ministres de l'instruction ne disent rien, ne fassent rien. Encore plusieurs générations à la dérive sans civisme, sans laïcité. Pour un profit si misérable, le CAC -c'est assez clair- minable d'une Bourse qu'il faudra bien interdire un jour si l'on veut s'en sortir, entre autres solutions pour lutter contre le fléau quantitatif de l'accumulation.

 

Signalé par Mediapart, un film de 15 minutes sur l'Afrique du Sud. Ouf! Ce n'est pas chez nous!

(Bien laisser charger la mémoire tampon pour ne pas avoir de coupures)

 

 

 

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Par Gérard Delacour
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Dimanche 8 juin 2014 7 08 /06 /Juin /2014 14:01

Au meilleur de sa création, depuis des mois qu'il est installé dans le sud de la France, Moya B. sort son nouveau clip. Inspiré. Mélodie pour un paysage et un personnage dans le vent...

 

Une grande minute d'accords pour vous emporter dans cette belle chanson sur le passé d'un (tout jeune) homme.


Merci Moya B., cette nouvelle production est belle, claire, limpide comme le personnage offert à notre imagination.


 

Paroles et musique, Moya B.

Clip, Christopher Poulain

 


MIRÓ de Moya.b (Clip officiel) par Chriskeaton

 

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Par Gérard Delacour
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Mercredi 28 mai 2014 3 28 /05 /Mai /2014 17:46

Refonder... Restaurer... Nouvelle... Tout un panier de noms d'oiseaux aimables pour dire le pire —à propos de la Chose Publique, s'il en est une qui appartienne au Peuple, s'il en est un conscient de lui-même—, tout un ensemble de vocables pour dire que la République fout le camp!

 

Toute tentative pour l'exprimer clairement et mettre ce discours sur la Place Publique m'intéresse.

 

On peut lire ceci : http://www.mediapart.fr/journal/france/280514/l-appel-une-republique-nouvelle

 

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Quant à la Bourse..., elle se porte fort bien (voir mon article d'hier) :

 

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Par Gérard Delacour
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